« The Sun of Knowledge » est le titre anglais du Shams al-Ma’arif, un livre attribué à al-Būnī, maître soufi du XIIIe siècle. Shams veut dire « soleil » et ma’arif « connaissances ». Le titre désigne selon le contexte un texte médiéval, la grande version imprimée ou une traduction partielle.
Si tu as tapé « The Sun of Knowledge », tu es probablement tombé sur ce titre dans un article, une fiche de livre ou une recherche en anglais. Tu as peut-être aussi vu « Sun of Gnosis », « Shams al-Ma’arif » ou « Shams al-Ma’arif al-Kubra », et tu te demandes si c’est la même chose.
La réponse courte est oui, mais avec des nuances. Ces noms renvoient à un même ensemble de textes, qui n’ont pas tous le même contenu ni la même époque. Un titre anglais peut aussi désigner une traduction précise, qui ne reprend qu’une partie du texte arabe.
Dans cet article, je t’explique le sens du titre, ce qu’il désigne, ce qui existe en anglais, et ce que tu peux lire si tu préfères le français.
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Que veut dire « The Sun of Knowledge » ?
« The Sun of Knowledge » veut dire « le soleil de la connaissance ». C’est la traduction anglaise courante de Shams al-Ma’arif, où shams signifie « soleil » et ma’arif est le pluriel de ma’rifa, un mot qui renvoie à la connaissance, en particulier spirituelle.
Selon Wikipédia, le titre complet est Shams al-Ma’arif wa-Laṭā’if al-‘Awārif. L’encyclopédie le rend aussi par « The Book of the Sun of Gnosis », c’est-à-dire « le livre du soleil de la gnose ». Le mot « gnose » désigne ici une connaissance spirituelle, non une connaissance ordinaire.
Voici les formes que l’on rencontre le plus souvent :
| Forme du titre | Ce qu’elle veut dire |
|---|---|
| Shams al-Ma’arif | Le soleil des connaissances |
| The Sun of Knowledge | Traduction anglaise courante |
| The Book of the Sun of Gnosis | Autre rendu anglais, cité par Wikipédia |
| Shams al-Ma’arif wa-Laṭā’if al-‘Awārif | Titre complet, selon Wikipédia |
| Shams al-Ma’arif al-Kubra | La grande version, parfois rendue par « Larger Version » |
La chercheuse Liana Saif donne elle-même la formule « The Sun of Knowledge, Larger Version » pour désigner la grande version, al-Kubrā. Le titre anglais est donc utilisé par des universitaires comme par des éditeurs.
Un point mérite d’être noté. Le titre est une image : le soleil éclaire, il rend visible. Dans la tradition soufie, la connaissance spirituelle est souvent présentée comme une lumière. Mais le titre ne dit rien du contenu précis du livre, et il ne promet rien. Il ne dit pas non plus ce que contient chaque version : pour cela, il faut ouvrir le texte et son édition. Ce sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu.
Shams al-Ma’arif : « le soleil des connaissances ». Le titre complet, Shams al-Ma’arif wa-Laṭā’if al-‘Awārif, est donné par Wikipédia. Ma’arif est le pluriel de ma’rifa, la connaissance spirituelle.
Ce sens littéral aide à comprendre l’intention du titre, mais il ne remplace pas la lecture. Deux livres peuvent porter le même titre et ne pas dire la même chose, comme le montre le cas du manuscrit de Damas. Pour une présentation générale du livre, tu peux lire Qu’est-ce que Shams al maarif ? Le livre expliqué simplement.
À quel livre renvoie « The Sun of Knowledge » ?
Ce titre peut renvoyer à trois choses : un livre médiéval d’al-Būnī, la grande version imprimée appelée al-Kubrā, ou une traduction récente qui ne reprend qu’une partie du texte. Il faut donc toujours se demander de quelle version on parle.
Voici ce que disent les sources.
Un livre médiéval. Selon Noah Gardiner, un Shams al-Ma’arif fait partie des cinq livres les plus sûrement attribués à al-Būnī. Ce texte médiéval est distinct de la grande version imprimée, que l’on trouve aujourd’hui en librairie ou en ligne.
La grande version. Gardiner explique que la grande version, al-Kubrā, est en des points importants un produit du début du XVIIe siècle. Liana Saif la décrit comme une compilation du XVIIe siècle de pratiques dans la lignée d’al-Būnī. C’est le livre qui circule en édition populaire.
Un autre texte du même nom. Selon Wikipédia, un manuscrit conservé à Damas porte aussi le titre de Shams al-Ma’arif, mais il traite de cosmologie plutôt que de pratiques.
Selon Wikipédia, avant l’imprimerie, trois volumes de longueurs différentes circulaient. La première impression moderne date de 1985 à Beyrouth.
Ce qui complique les recherches en anglais, c’est que le titre est parfois donné sans précision. Une fiche qui dit seulement « Shams al-Ma’arif » ou « The Sun of Knowledge » ne dit pas quelle version est en jeu. Pose-toi deux questions : s’agit-il du texte médiéval, de la grande version ou d’un extrait ? et de quelle édition arabe part-on ?
Cette confusion de titres explique pourquoi deux lecteurs qui disent « j’ai lu The Sun of Knowledge » n’ont pas forcément lu la même chose. L’un a peut-être lu une sélection en anglais, l’autre la grande version arabe. Avant de comparer des avis, vérifie donc toujours de quel texte on parle.
Pour comprendre qui a écrit quoi, lis Shams al-Ma’arif auteur : qui a vraiment écrit le livre ?. Pour la différence entre les versions, Shams al-Maarif al-Kubra : qu’est-ce que la grande version du livre ? détaille la grande version.
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Existe-t-il une traduction anglaise de « The Sun of Knowledge » ?
Oui, il existe au moins deux livres en anglais, mais ce sont des traductions partielles. Le plus connu est celui d’Amina Inloes, publié en 2022 par Revelore Press sous le titre The Sun of Knowledge (Shams al-Ma’arif). Il s’agit d’une sélection de passages.
Voici les deux traductions recensées par Wikipédia :
| Traduction | Ce que l’on sait |
|---|---|
| Amina Inloes, 2022, Revelore Press | Une traduction sélectionnée, en sous-titre « An Arabic Grimoire in Selected Translation ». |
| Johann Voldemont, 2023, publication indépendante | Un ouvrage centré sur les talismans et les carrés magiques. |
L’éditeur présente le livre d’Amina Inloes comme la première traduction anglaise, mais comme une sélection qui « prend une approche générale d’un texte beaucoup plus vaste ». Selon lui, elle comprend notamment des sections sur les mystères des lettres, les moments astrologiques, les demeures lunaires, les anges des saisons, les noms divins et un ensemble de talismans. Un commentaire et des illustrations de J. M. Hamade complètent l’ensemble.
Je n’ai pas lu ces traductions. Ce que j’en dis vient de la fiche de l’éditeur et de Wikipédia, pas d’une lecture du texte.
Une sélection n’est pas un défaut en soi. Elle a l’avantage d’être courte, commentée et illustrée. Mais elle répond à un autre besoin que la lecture du livre entier, et il vaut mieux le savoir avant de la choisir.
Retiens deux choses utiles pour toi :
- une traduction « sélectionnée » ne te donne pas le livre entier, et tu ne peux pas juger l’ensemble d’après elle ;
- ces livres sont écrits en anglais. Si tu lis le français plus à l’aise, tu risques de passer à côté de nuances importantes.
Enfin, méfie-toi des fichiers qui prétendent être « The Sun of Knowledge » en entier. Un livre sélectionné et publié par un éditeur n’est pas un fichier circulant en ligne, et ce dernier peut être incomplet ou copié. Pour savoir comment évaluer ce genre d’offre, lis Shams al Maarif acheter : comment choisir une version complète et fiable ?.
Que lire si tu préfères le français plutôt que « The Sun of Knowledge » ?
Si tu préfères le français, cherche une traduction qui indique son édition de départ, son traducteur et son périmètre. Une traduction complète te permet de lire le texte entier, sans dépendre d’une sélection faite par quelqu’un d’autre.
Voici les critères à regarder :
- Le périmètre. Le texte est-il entier, ou s’agit-il d’extraits ?
- L’édition de départ. Selon Liana Saif, le contenu varie d’une édition imprimée à l’autre. Une bonne traduction précise celle qu’elle suit.
- Le traitement des mots arabes. Les termes techniques (lettres, noms divins, carrés) doivent être conservés ou expliqués.
- La prudence sur les résultats. Une présentation sérieuse ne promet rien. Ce sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu.
- Le contexte. Il aide de savoir que le texte est composite et qu’il a une histoire.
Si tu lis aussi l’arabe, Shams al Maarif en arabe : éditions, difficultés et choix d’une version t’aide à choisir une édition. Pour comprendre d’où vient le texte, lis Quelle est l’origine de Shams al-Ma’arif ? Auteur, époque et histoire du texte.
Pense aussi à la façon dont tu comptes lire. Si tu veux seulement une idée générale du livre, un article ou une sélection peut suffire. Si tu veux comprendre l’ordre du texte, ses chapitres et son vocabulaire, une traduction complète est plus utile, car elle te laisse le temps de comparer les passages entre eux.
Le titre « Soleil des connaissances » peut sembler promettre beaucoup. Garde en tête qu’il s’agit d’une métaphore, et qu’un titre n’est pas une preuve. Le mieux est de lire le texte lui-même, avec son contexte, et de te faire ta propre idée.
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En résumé
« The Sun of Knowledge » est le titre anglais du Shams al-Ma’arif, « le soleil des connaissances ». Selon Wikipédia, le titre complet est Shams al-Ma’arif wa-Laṭā’if al-‘Awārif, aussi rendu par « The Book of the Sun of Gnosis ». Il s’agit d’une image, pas d’une promesse.
Le titre peut renvoyer à plusieurs textes : un livre médiéval d’al-Būnī, selon Noah Gardiner, la grande version imprimée al-Kubrā, en des points importants un produit du début du XVIIe siècle, ou un autre manuscrit du même nom conservé à Damas, centré sur la cosmologie.
Il existe deux traductions anglaises, d’Amina Inloes en 2022 et de Johann Voldemont en 2023. Ce sont des traductions partielles : la première est une sélection, la seconde est centrée sur les talismans et les carrés magiques.
Avant de comparer des avis ou des fiches, vérifie toujours de quelle version on parle : une sélection en anglais, la grande version arabe et le texte médiéval ne se confondent pas. Si tu préfères le français, choisis une traduction qui précise son périmètre et son édition de départ. Ce sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu.
Je suis maître marabout, avec plusieurs années d’expérience. J’ai pratiqué ces secrets pour moi-même et pour d’autres personnes, et je les ai transmis à des gens qui en ont été satisfaits. Mais le résultat vient de Dieu : tu peux ne pas en obtenir, comme moi ou comme d’autres.
Sources : article Shams al-Ma’arif sur Wikipédia (en anglais) ; article de Liana Saif sur le Leiden Islam Blog, 2022 (en anglais) ; Noah Gardiner, « Forbidden Knowledge? », Journal of Arabic and Islamic Studies, 2012 ; fiche de l’éditeur Revelore Press, The Sun of Knowledge (en anglais).
Questions fréquentes
Que veut dire Shams al-Ma’arif ?
Shams signifie « soleil » et ma’arif « connaissances ». On le traduit par « le soleil des connaissances », en anglais « The Sun of Knowledge ».
« The Sun of Knowledge » est-il un autre livre ?
Non, c’est le même titre en anglais. Mais il peut désigner un texte médiéval, la grande version ou une traduction partielle.
Existe-t-il une traduction complète en anglais ?
Les deux traductions recensées par Wikipédia sont partielles : une sélection de passages et un ouvrage centré sur les talismans et les carrés magiques.
Le titre promet-il un résultat ?
Non. Le titre est une image. Ce sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu.


