Le mauvais œil est la croyance selon laquelle un regard malveillant, souvent inspiré par l’envie, peut causer un malheur. Selon Wikipédia, des amulettes de protection datent d’environ 5 000 ans, et la croyance est présente en Méditerranée, en Asie, en Afrique et en Amérique latine.
Ce sujet revient sans cesse dès qu’on parle de talismans, de protections et de livres de tradition. Il est aussi très sensible, parce que des gens y croient, d’autres le rejettent, et que des personnes se sentent parfois mal et cherchent une explication. Je ne donne ici aucun remède. Je rapporte ce que dit la page, et je précise qu’aucun résultat n’est garanti.
Je m’appuie sur la page de Wikipédia consacrée au mauvais œil, lue en anglais. Elle ne cite ni al-Būnī, ni le Shams al-Maarif. Je n’invente donc aucun lien. Si une souffrance physique ou psychique te préoccupe, adresse-toi à un professionnel de santé.
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Qu’est-ce que le mauvais œil ?
Une croyance, présentée comme telle par la page. Elle la décrit comme une idée surnaturelle selon laquelle un regard malveillant, souvent inspiré par l’envie, provoque une malédiction. Certaines cultures pensent qu’il cause malheur ou blessure. D’autres pensent qu’il renvoie le regard malveillant vers celui qui souhaite du mal à autrui.
Voici les zones où la page dit qu’on la trouve :
| Région | Selon la page |
|---|---|
| Méditerranée et Balkans | Présente |
| Europe de l’Est | Présente |
| Asie occidentale, centrale et du Sud | Présente |
| Afrique | Présente |
| Caraïbes et Amérique latine | Présente |
La page ajoute que la croyance reste très répandue dans de nombreux pays à majorité musulmane. Elle cite un sondage de 2012 du Pew Research Center, qui trouve une majorité de croyants dans 20 des 39 pays étudiés.
Ces chiffres viennent d’une seule page encyclopédique, et je ne les ai pas recoupés. La page signale aussi plusieurs mentions « citation nécessaire » sur des points précis. Pour un autre exemple où la source doit être regardée de près, Mort d’al-Buni : en quelle année, et que sait-on vraiment ? montre le même problème.
Que sait-on de son histoire antique ?
Moins qu’on ne le dit souvent. Selon la page, la croyance est attestée dans plusieurs civilisations anciennes, mais elle précise que certains objets célèbres n’ont peut-être aucun rapport avec elle.
Voici les repères qu’elle donne :
- Tell Brak. Des idoles aux yeux incisés y ont été trouvées. Selon le Metropolitan Museum of Art, citée par la page, elles seraient sans lien avec la croyance au mauvais œil ;
- Ougarit. Des textes de cette ville, occupée jusque vers 1180 avant notre ère, attestent le concept ;
- Les perles « œil ». Après la production de perles de verre en Méditerranée vers 1500 avant notre ère, elles se répandent chez plusieurs peuples : Phéniciens, Perses, Arabes, Grecs, Romains et Ottomans ;
- La Grèce. La page cite Hésiode, Platon, Plutarque et Pline l’Ancien. Plutarque attribue aux yeux des rayons nocifs, tout en jugeant le phénomène inexpliqué ;
- Rome. Le fascinus, un phallus protecteur, est l’exemple typique d’objet protecteur, entre le Ier siècle avant notre ère et le IVe siècle.
Elle ajoute que des tribus du Pont et de Scythie étaient réputées transmettre le mauvais œil, que les Romains crachaient dans les plis de leurs vêtements et que les Grecs habillaient parfois des garçons en filles pour les protéger. Je rapporte ces pratiques comme de l’histoire, pas comme des conseils.
Que dit le monde islamique ?
La page présente trois choses : un hadith, des formules de langage et des pratiques populaires. Je les rapporte comme elle les présente, sans trancher les débats de fond.
Voici ce qu’elle indique :
- Un hadith. Elle cite un hadith de Sahih Muslim sur l’influence du mauvais œil comme un fait, et elle en tire la légitimité de la croyance dans cette tradition ;
- Une formule de politesse. Au lieu de complimenter directement, on dit Masha’Allah, « Dieu l’a voulu », ou on invoque la bénédiction divine. Elle cite aussi Tabarakallah et Alhumma Barik ;
- Le ʿayn. Elle le décrit comme un pouvoir de nuire par un regard envieux, souvent inconscient, sans responsabilité réelle de celui qui le lance ;
- Au Pakistan. On lit les trois dernières sourates, Al-Ikhlas, Al-Falaq et An-Nas, et on utilise des amulettes appelées taʿwiz. Des tissus noirs sont aussi mis sur des véhicules ;
- Une condamnation. Selon la page, la main de Fatima est condamnée comme superstition par des musulmans rigoristes. Elle cite aussi une prise de position de l’autorité religieuse turque contre les amulettes, en 2021.
Je ne reprends pas ici les formules ou les gestes de protection, car je ne suis pas qualifié pour les prescrire. Pour une question religieuse, demande à une personne compétente de ta tradition.
Le mauvais œil est une croyance de tradition, avec des soutiens et des critiques parmi les croyants eux-mêmes. La page ne tranche pas, et moi non plus. Le résultat vient de Dieu.
Pour un objet lié à cette croyance, Hamsa : la main khamsa, origines débattues, usages et positions religieuses détaille ses noms, son histoire et les fatwas qui le rejettent.
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Qu’en disent le judaïsme et le christianisme ?
La page leur consacre des sections. Elle montre que la croyance traverse les religions, avec des lectures différentes.
Pour le judaïsme, voici ce qu’elle rapporte :
- Pirkei Avot. Le mauvais œil y est mentionné, notamment dans l’avis de Rabbi Eliezer, pour qui il est pire qu’un mauvais ami ou un mauvais voisin. La page signale ici une mention « citation nécessaire » ;
- Rashi. Selon lui, les fils de Jacob seraient entrés en Égypte par des portes séparées pour ne pas attirer des regards envieux ;
- Une lecture éthique. L’« œil bon » désigne la bienveillance, l’« œil mauvais » la jalousie face à la réussite d’autrui ;
- Le rabbin Kook. Il décrit le mauvais œil comme un effet venimeux de la jalousie.
Pour le christianisme, voici ce qu’elle cite :
- Jean Chrysostome. Il rejette l’idée que l’œil ait un pouvoir naturel de nuire et y voit surtout la jalousie, tout en associant ce mal à une activité démoniaque ;
- Basile de Césarée. Il décrit l’envie comme une passion qui nuit d’abord à l’envieux ;
- Des prières. Des prières contre le vaskania figurent dans des euchologes grecs, et l’Archevêché grec-orthodoxe d’Amérique les rattache à l’exorcisme et en réserve l’usage au prêtre.
Ces points montrent que la même croyance peut être lue comme un pouvoir réel, comme une jalousie humaine ou comme un thème moral. La page ne tranche pas.
Quels objets et quelles pratiques selon les régions ?
Une grande variété, selon la page. Je ne décris aucun geste à reproduire. Je cite seulement l’éventail.
Voici quelques exemples qu’elle donne :
- En Turquie et autour de la mer Égée. Le nazar, une perle bleue à cercles concentriques, est très répandu. Les yeux bleus ou verts y sont parfois considérés comme porteurs du mal ;
- En Inde. Elle cite le sel, les piments, les citrons, des rituels de rotation et des figurines d’ogres ;
- En Éthiopie. La croyance s’appelle buda, et des spécialistes fabriquent des amulettes ;
- Au Sénégal. Des bracelets de cauris sont portés, et les gris-gris de marabouts sont cités ;
- En Grèce. Le kako mati se soigne par une prière transmise en secret ;
- En Italie du Sud. Le cornicello et le geste des cornes sont cités ;
- En Amérique latine. Le mal de ojo est très présent, avec des bracelets-amulettes et des guérisseurs.
La page distingue aussi des catégories d’objets : amulettes, gestes, plantes, symboles et couleurs. Elle cite le fil rouge de la Kabbale et la couleur bleue. Ces objets montrent surtout une logique : on protège ce qu’on admire ou ce qu’on craint de perdre.
Comment l’explique-t-on ?
De plusieurs façons, sans consensus. Selon la page, voici les explications qu’elle cite :
- Les Anciens. Plutarque attribue le mal à des rayons émis par les yeux, tout en le jugeant inexpliqué. Certains auteurs pensaient que le phallus distrait la sorcière ;
- L’anthropologie. La page cite Margaret Clark sur la vision d’un patient victime de forces malveillantes, et Currier sur l’équilibre entre le chaud et le froid, comme modèle des tensions sociales au Mexique ;
- Une hypothèse scientifique. Elle cite une hypothèse électrophysiologique de Ross, en 2010, mais n’en détaille pas le contenu ;
- La jalousie. Elle souligne que les compliments peuvent déclencher le mal, qu’il est parfois attribué à un proche et que la croyance peut être inconsciente.
Je ne tire aucune conclusion médicale. Ces explications sont des lectures culturelles et savantes, pas des diagnostics. En cas de doute sur ta santé, un professionnel de santé est la bonne personne.
Je n’ai lu ni Ross, ni Clark, ni Currier, ni les textes religieux cités. Je rapporte leurs positions telles que la page les résume, sans les avoir recoupées.
Mauvais œil et Shams al-Maarif : y a-t-il un lien ?
Aucun lien que la source me permette de documenter. La page ne cite ni al-Būnī, ni le Shams al-Maarif. Elle n’emploie pas non plus le terme ruqya et n’en décrit pas la pratique sous ce nom.
Voici ce qu’on peut dire sans inventer :
- Une croyance, pas un livre. La page décrit un thème culturel présent dans de nombreuses sociétés ;
- Des amulettes citées, sans texte. Elle mentionne des amulettes et des taʿwiz, mais ne dit pas ce qui y est écrit ;
- Pas de liste de noms divins ni de système de lettres. La page n’en donne aucun ;
- Pas de filiation prouvée. Pour situer al-Būnī, Qui est Al-Buni ? Un maître soufi derrière la légende donne les repères et les débats. Aucune source lue ne dit que le livre traite du mauvais œil.
Pour le cadre général des discussions des savants sur la magie, Sihr en islam : magie, miracle et débats des savants pose les repères. Pour les définitions de la science des lettres, Science des lettres en islam : qu’est-ce que l’ʿilm al-ḥurūf ? les pose sans rattacher ce thème.
Cet article présente une croyance et son histoire. Il ne donne aucune méthode ni pratique. Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu. Pour une question religieuse, demande à une personne compétente de ta tradition.
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Comment lire une croyance populaire sans la moquer ni la prendre pour acquise ?
En la décrivant d’abord, avant de la juger. Voici cinq réflexes, qui sont les miens :
- Distingue la croyance et le fait. La page parle d’une croyance, pas d’un phénomène démontré ;
- Repère les sources. Plusieurs passages de la page portent la mention « citation nécessaire » ;
- Note ce qui manque. La page ne cite ni al-Būnī, ni noms divins, ni système de lettres ;
- Respecte les personnes. Beaucoup de gens y croient sincèrement, d’autres la jugent contraire à leur foi ;
- Garde la santé à part. Une douleur ou une angoisse relève d’un professionnel de santé.
Pour appliquer ces réflexes au livre de ce site, Lire Shams al-Maarif sans pratiquer : est-ce possible et comment faire ? propose une lecture pas à pas.
En résumé
Le mauvais œil est la croyance selon laquelle un regard envieux peut nuire. Selon la page, elle est attestée depuis l’Antiquité, présente dans l’islam sous le nom de ʿayn, dans le judaïsme et le christianisme, et accompagnée d’objets de protection très divers.
La page lue ne mentionne ni al-Būnī ni le Shams al-Maarif. Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu.
Je suis maître marabout, avec plusieurs années d’expérience. J’ai pratiqué ces secrets pour moi-même et pour d’autres personnes, et je les ai transmis à des gens qui en ont été satisfaits. Mais le résultat vient de Dieu : tu peux ne pas en obtenir, comme moi ou comme d’autres.
Sources : article « Evil eye » sur Wikipédia (en anglais).
Questions fréquentes
Qu’est-ce que le mauvais œil ?
Selon Wikipédia, une croyance selon laquelle un regard malveillant, souvent inspiré par l’envie, provoque un malheur.
Que veut dire ʿayn ?
Selon la page, c’est le terme arabe pour le pouvoir de nuire par un regard envieux, souvent inconscient.
Pourquoi dit-on Masha’Allah ?
Selon la page, c’est une formule employée à la place d’un compliment direct, pour invoquer la bénédiction divine.
Le mauvais œil est-il lié au Shams al-Maarif ?
Aucune source lue ne les relie. Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu.


