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Shams al-Maʿārif

Fatimides : le califat ismaélien, Le Caire, al-Azhar et la chute de 1171

Par Secret mystiquePublié le Mis à jour le 10 min de lecture
Fatimides Couverture de l'article

Les Fatimides sont une dynastie ismaélienne qui a fondé un califat rival des Abbassides, d’abord en Ifriqiya, puis en Égypte. Selon Wikipédia, ils ont fondé Le Caire en 969 et ont régné jusqu’à ce que Saladin abolisse la dynastie le 17 septembre 1171.

Ce nom revient quand on parle de savoir, de bibliothèques et de courants religieux du Xe au XIIe siècle. Il est facile de lui prêter beaucoup de choses, y compris des pratiques ésotériques. La page que j’ai lue est une page d’histoire politique et institutionnelle. Elle ne dit rien de la magie, des talismans, des lettres ou de l’astrologie.

Je m’appuie sur la page de Wikipédia consacrée au califat fatimide, lue en anglais. Elle est tronquée vers 1099, ce que je précise plus bas. Elle ne cite ni al-Būnī, ni le Shams al-Maarif. Je n’invente donc aucun lien.

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Comment le califat fatimide est-il né ?

D’un mouvement missionnaire ismaélien appuyé sur des tribus du Maghreb. Selon la page, le missionnaire (daʿi) Abu Abdallah al-Shi’i s’appuie sur les tribus Kutama pour renverser les Aghlabides d’Ifriqiya. Il entre à Raqqada le 25 mars 909.

Voici les repères de la fondation, tels que la page les donne :

DateÉvénement
909Entrée d’Abu Abdallah al-Shi’i à Raqqada, le 25 mars
910Al-Mahdi, retrouvé à Sijilmassa, entre à Raqqada le 15 janvier et s’y proclame calife
921Fondation d’al-Mahdiyya, inaugurée le 20 février
948Al-Mansuriyya devient capitale
969Conquête de l’Égypte par le général Jawhar, fondation d’al-Qahira
973Arrivée du calife al-Muʿizz au Caire, le 10 juin

Abdallah al-Mahdi Billah est le premier calife fatimide. La page donne l’année 909 pour la fondation de la dynastie, tout en précisant la date de janvier 910 pour sa proclamation. Cette double datation est courante pour une dynastie qui naît d’une série d’événements.

Le mot « califat » compte ici. Les Fatimides ne se contentent pas d’un titre de chef local : leur calife se présente comme un rival des Abbassides de Bagdad. Selon la page, la dynastie s’installe d’abord à Raqqada, puis à al-Mahdiyya, puis à al-Mansuriyya, avant de choisir Le Caire. Ces déménagements successifs montrent un État qui cherche sa place, d’abord au Maghreb, puis dans la grande vallée du Nil.

Les dates viennent d’une seule page encyclopédique, et elle donne deux dates pour les débuts du califat. Pour un exemple voisin de repères discutés, Mort d’al-Buni : en quelle année, et que sait-on vraiment ? montre le même problème de source.

Quels sont les califes les plus marquants ?

Voici les quatre califes que la page détaille, avec ce qu’elle dit de chacun :

  1. Al-Muʿizz. Sous son règne, Jawhar conquiert l’Égypte en 969 et fonde Le Caire ;
  2. Al-ʿAziz. Il nomme en 979 le juif converti Yaʿqub ibn Killis premier vizir ;
  3. Al-Hakim (1000-1021). Un gouvernement autocratique et imprévisible, avec des exécutions de fonctionnaires, des restrictions pour chrétiens et juifs, et la destruction de plusieurs églises, dont celle du Saint-Sépulcre à Jérusalem en 1009. Il disparaît en 1021 dans le désert ;
  4. Al-Mustansir (1036-1094). Le plus long règne de la dynastie, mais il reste largement à l’écart des affaires. La page cite une grande famine et des guerres civiles entre troupes.

La page ajoute que Badr al-Jamali, vizir militaire à partir de 1074, rétablit l’ordre, réforme l’administration et fait élever les murailles de pierre du Caire entre 1087 et 1092.

Je rapporte ces règnes comme ils sont décrits. Un portrait de calife est souvent écrit par des auteurs favorables ou hostiles, et la page ne détaille pas ses propres sources.

Le cas d’al-Hakim illustre bien cette prudence. La page le décrit comme autocratique et imprévisible, ce qui est un jugement, pas un fait mesurable. Elle cite des mesures précises, comme des exécutions, des restrictions et la destruction d’églises, et un événement qui reste obscur, sa disparition dans le désert en 1021. Entre ces deux niveaux, je m’en tiens à ce que la page affirme et je ne comble pas le reste.

Qu’est-ce que la Dar al-Ilm et al-Azhar ?

Deux institutions de savoir, selon la page. Voici ce qu’elle dit de chacune :

  • Al-Azhar. La mosquée officielle du Caire devient en 988 une institution académique, centrale dans la diffusion de l’enseignement ismaélien ;
  • La Dar al-Ilm. Une bibliothèque, dite « Maison du savoir », fondée par al-Hakim pour l’étude des sciences ;
  • Les séances de sagesse. La page note qu’al-Hakim a suspendu en 1015 les majalis al-hikma, des séances de sagesse du palais.

Je ne détaille pas le contenu de cet enseignement, car la page ne le fait pas. Elle ne décrit ni programme, ni livres, ni méthodes.

Pour une institution voisine dans le temps et dans la géographie, Maison de la Sagesse de Bagdad : réalité, savants et mouvement de traduction montre comment le nom d’un lieu de savoir peut recouvrir des réalités débattues.

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Comment gouvernaient-ils une population surtout non ismaélienne ?

Avec une tolérance souvent pragmatique, selon la page. Elle écrit qu’après les premières conquêtes, le califat tolère souvent les sunnites non chiites, les juifs et les chrétiens, malgré les épisodes de répression sous al-Hakim. Les dirigeants ont peu réussi à convertir la population égyptienne à leur doctrine.

Voici les autres points qu’elle donne sur la société et l’État :

  1. Une armée mélangée. Elle repose d’abord sur les Kutama, puis recrute des Turcs, des Daylamites, des Noirs venus du Soudan et des Arméniens, ce qui crée des rivalités ;
  2. Une économie active. Agriculture, cultures commerciales et commerce du lin ;
  3. Des réseaux lointains. Commerce en Méditerranée et dans l’océan Indien, avec des relations avec la Chine des Song ;
  4. Deux centres. Fustat reste le centre économique, tandis que Le Caire est le centre politique. Aden devient un centre de commerce entre l’Égypte et l’Inde.

La page décrit aussi l’Égypte comme ayant développé une culture arabe autochtone sous cette dynastie. Je rapporte l’expression sans la discuter.

Comment le califat s’est-il affaibli puis éteint ?

Par des rivalités internes et des menaces extérieures. Selon la page, les luttes entre factions militaires, l’usage croissant des concessions de terres et la montée des vizirs ont affaibli le pouvoir central.

Voici les menaces et les ruptures qu’elle cite :

  1. Les Seldjoukides. Ils menacent la Syrie dans les années 1070 ;
  2. Les croisés. Ils arrivent en 1097, et la page évoque la prise de Jérusalem en 1099 ;
  3. Un schisme. En 1094, la rébellion de Nizar provoque une rupture avec les ismaéliens d’Iran, menés par Hasan-i Sabbah ;
  4. La fin. Le dernier calife, al-ʿAdid, règne de 1160 à 1171, et Saladin abolit la dynastie le 17 septembre 1171, avant de fonder la dynastie ayyoubide.

Un point de datation mérite d’être signalé. Pour la fin du califat, la page sur l’ismaélisme que j’ai lue pour Ismaélisme : origine, doctrine du sens caché, Fatimides et branches actuelles donne 1169 comme année de la prise de l’Égypte par Saladin. La page sur les Fatimides donne 1171 pour l’abolition de la dynastie. Les deux pages ne retiennent donc pas la même année, et je ne cherche pas à les unifier.

Ce type d’écart est normal quand on lit deux extraits de deux pages. Il rappelle qu’une date isolée mérite une vérification avant d’être répétée. Ni l’une ni l’autre page ne détaille la transition, et je ne devine pas ce qui s’est passé entre les deux années.

La page sur les Fatimides est tronquée vers 1099. Les événements de 1100 à 1171 ne sont couverts que par l’encadré, avec les dates des califes et la chute de 1171. Je n’ai pas complété ce vide avec d’autres sources.

Les Fatimides et les Druzes : que dit la source ?

Rien. La page ne mentionne pas les Druzes, alors qu’al-Hakim figure dans le récit. Je ne complète pas ce silence avec des informations que je ne peux pas vérifier ici.

Pour ce sujet, la page sur l’ismaélisme que j’ai lue plus tôt les relie à la période d’al-Hakim, mais elle est elle aussi tronquée. Mieux vaut donc ne pas conclure sur la base de deux extraits.

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Les Fatimides et le Shams al-Maarif : y a-t-il un lien ?

Aucun lien que la source me permette de documenter. La page ne cite ni al-Būnī, ni le Shams al-Maarif, ni la magie, ni les talismans, ni les lettres, ni l’astrologie.

Voici ce qu’on peut dire sans inventer :

  • Un État, pas un livre. La page décrit un califat, des institutions et une histoire militaire ;
  • Une époque antérieure. Les Fatimides tombent en 1171, selon la page. Pour situer al-Būnī dans le temps, Qui est Al-Buni ? Un maître soufi derrière la légende donne les repères et les débats ;
  • Un enseignement ismaélien, sans contenu décrit. La page parle d’al-Azhar et de la Dar al-Ilm, mais ne dit pas ce qu’on y étudiait ;
  • Pas de filiation prouvée. Aucune source lue ne dit qu’al-Būnī ou son livre doivent quelque chose au califat fatimide.

Pour les définitions de la science des lettres, Science des lettres en islam : qu’est-ce que l’ʿilm al-ḥurūf ? les pose sans rattacher cette dynastie.

Cet article présente une dynastie et ses institutions. Il ne donne aucune méthode ni pratique. Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu. Pour une question religieuse, demande à une personne compétente de ta tradition.

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Comment lire l’histoire d’une dynastie sans lui prêter des secrets ?

En séparant les faits, les silences et les légendes. Voici cinq réflexes, qui sont les miens :

  1. Lis les dates comme des ordres de grandeur. Une dynastie a souvent plusieurs dates de fondation ;
  2. Note ce qui manque. La page ne cite ni al-Būnī, ni magie, ni lettres, ni astrologie ;
  3. Repère les portraits. Les califes sont décrits par des auteurs qui ne sont pas neutres ;
  4. Distingue la doctrine et l’État. Une doctrine religieuse n’est pas une politique de gouvernement ;
  5. Respecte les croyants. Les ismaéliens vivants sont des communautés actuelles, avec leurs propres explications.

Pour appliquer ces réflexes au livre de ce site, Lire Shams al-Maarif sans pratiquer : est-ce possible et comment faire ? propose une lecture pas à pas.

En résumé

Les Fatimides forment un califat ismaélien fondé au début du Xe siècle, installé en Égypte à partir de 969, doté d’al-Azhar et de la Dar al-Ilm, et aboli par Saladin en 1171. Selon la page, il a combiné tolérance pragmatique, armée mélangée et commerce lointain.

La page lue ne mentionne ni talismans, ni magie, ni lettres, ni al-Būnī. Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu.

Je suis maître marabout, avec plusieurs années d’expérience. J’ai pratiqué ces secrets pour moi-même et pour d’autres personnes, et je les ai transmis à des gens qui en ont été satisfaits. Mais le résultat vient de Dieu : tu peux ne pas en obtenir, comme moi ou comme d’autres.

Ce que tu lis ici est un aperçu : les secrets complets sont dans Le Grand Livre des Secrets Mystiques.

Sources : article « Fatimid Caliphate » sur Wikipédia (en anglais).

Questions fréquentes

Qui étaient les Fatimides ?

Une dynastie ismaélienne qui a fondé un califat en Ifriqiya en 909, puis conquis l’Égypte en 969, selon Wikipédia.

Quand le califat fatimide a-t-il pris fin ?

Selon la page, Saladin a aboli la dynastie le 17 septembre 1171, ce qui a donné naissance à la dynastie ayyoubide.

Qu’est-ce que la Dar al-Ilm ?

Une bibliothèque, dite « Maison du savoir », fondée par le calife al-Hakim pour l’étude des sciences, selon la page.

Les Fatimides sont-ils liés au Shams al-Maarif ?

Aucune source lue ne les relie. Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu.

Rédigé par Secret mystique

Je publie sous le pseudonyme Secret mystique. J'ai traduit le Shams al-Maʿārif en français, et ce travail de traduction est le point de départ de ce site. J'y raconte ce que disent les sources que j'ai lues, j'indique ce qu'elles ne disent pas, et je ne prétends pas détenir une autorité religieuse ou savante. Pour toute question de pratique, adresse-toi à une personne compétente de ta tradition.