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Shams al-Maʿārif

Livre de secrets mystiques africains : ce que disent les sources, des manuscrits de Tombouctou au Shams al-Maarif

Par Secret mystiquePublié le Mis à jour le 10 min de lecture
livre de secrets mystiques africains Couverture de l'article

Un livre de secrets mystiques africains peut désigner un manuscrit conservé en Afrique de l’Ouest, comme ceux de Tombouctou, ou un recueil traduit en français. D’après les sources, ce sont des textes très divers. Ce sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu.

Cette recherche mélange plusieurs attentes : un titre précis, une curiosité sur les manuscrits africains, ou l’espoir d’un livre caché qui détiendrait des « secrets ». Je les sépare, et je ne promets rien. Je ne donne ici aucune formule ni aucune méthode.

Je suis maître marabout et je propose aussi ce livre sur ce site : les secrets dont je parle s’y trouvent. Je m’appuie sur trois pages de Wikipédia lues en anglais, et je signale ce qu’elles ne disent pas.

Les secrets de ce sujet sont dans Le Grand Livre des Secrets Mystiques : découvre-le ici.

Que veut dire « livre de secrets mystiques africains » ?

Le groupe de mots ne désigne pas un livre précis. Aucune des pages lues ne cite un ouvrage portant ce titre, et je ne t’en indique aucun. Le plus honnête est de distinguer trois sens possibles :

  • Un manuscrit conservé en Afrique. Par exemple dans une bibliothèque familiale de Tombouctou ;
  • Un texte écrit par un auteur africain. En arabe, ou en langue africaine notée en écriture arabe ;
  • Un recueil présenté comme « africain » par un vendeur. C’est une étiquette commerciale, qui ne prouve ni l’origine ni le contenu.

La page de Wikipédia sur l’islam en Afrique rappelle d’ailleurs que cet islam s’est souvent adapté aux contextes culturels locaux, ce qui ne se résume pas à un seul livre ou à un seul courant.

Que dit la page sur l’islam en Afrique de l’Ouest ?

D’après la page « Islam in Africa » de Wikipédia, l’islam a pris de l’ampleur en Afrique de l’Ouest au Xe siècle, puis s’est diffusé surtout par le commerce et la prédication. Elle cite le commerce transsaharien du XIe siècle et le rôle de marchands lettrés, ainsi que des États comme le Mali, le Songhaï, Kano, Sokoto et le Fouta-Djalon.

Elle décrit aussi les confréries soufies :

  • Des guides spirituels. La plupart des confréries ouest-africaines insistent sur un guide, le marabout ;
  • Une « africanisation » de l’islam. C’est le terme de la page ;
  • Des ordres très suivis. La page cite les Mourides, au Sénégal et en Gambie, et les Tijanis, qu’elle présente comme l’ordre le plus populaire de la région ;
  • Des critiques. La page note que des musulmans plus stricts voient ces ordres avec méfiance et que des salafis critiquent des pratiques comme les visites de sanctuaires.

Pour le cadre général, Qu’est-ce que le soufisme ? Définition, origines et grands ordres donne les repères.

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Que contiennent les manuscrits de Tombouctou ?

Des sujets très variés, d’après la page « Timbuktu Manuscripts ». Elle décrit un ensemble de manuscrits conservés pendant des siècles dans des maisons privées de Tombouctou, au nord du Mali, datés de la fin du XIIIe siècle au début du XXe. Ils portent sur la religion, le droit, l’histoire, la philosophie, la poésie, l’astronomie et la médecine.

La page mentionne aussi un contenu ésotérique, ce qui répond en partie à la curiosité des lecteurs :

  1. Des textes variés. Sorts et incantations, astrologie, divination, géomancie et d’autres pratiques sont cités comme une partie du fonds ;
  2. Des langues multiples. Surtout de l’arabe, et parfois des langues africaines écrites en caractères arabes, ce qu’on appelle l’ajami ;
  3. Un fonds mal connu. La page dit que la plupart des manuscrits n’ont pas été étudiés ni catalogués ;
  4. Des chiffres incertains. Elle ne donne pas de total, seulement des estimations de manuscrits mis à l’abri.

Le contenu ésotérique n’est donc qu’une partie du fonds, et la page ne le détaille pas. Elle ne dit pas non plus qu’un de ces manuscrits est un « livre de secrets » unique.

La page rappelle enfin que ces manuscrits ont été menacés : une inondation en 2008, puis le conflit de 2012 et 2013, pendant lequel 4 203 manuscrits ont été brûlés ou volés selon elle. Cela montre surtout que ces textes sont un patrimoine fragile, que des familles ont protégé, et qu’on ne peut pas les réduire à une curiosité occulte.

Découvre les secrets des marabouts et des érudits africains, expliqués dans Le Grand Livre des Secrets Mystiques.

Le Shams al-Maarif est-il un livre africain ?

La page de Wikipédia sur le livre ne le présente pas comme un livre africain. Elle le décrit comme un grimoire attribué à Ahmad al-Būnī, dont l’attribution est discutée, avec des chapitres qui introduisent les carrés magiques et les combinaisons de nombres et de lettres. Elle ne mentionne ni Tombouctou, ni l’Afrique de l’Ouest.

Cela veut dire plusieurs choses que je tiens à dire clairement :

  • Aucun lien documenté. La page ne relie pas le livre aux manuscrits de Tombouctou ni aux confréries ouest-africaines ;
  • Une absence n’est pas une preuve. Elle ne prouve pas que le livre n’a jamais circulé en Afrique de l’Ouest, seulement que cette page ne le dit pas ;
  • Je n’invente rien. Je ne te dirai pas que le livre est « africain » parce que ce serait plus attirant ;
  • Un texte arabe, traduit. Ma traduction française vient d’un texte arabe, et je ne prétends pas qu’elle représente une tradition africaine précise.

Pour ce que la page dit réellement de l’auteur, Qui est Al-Buni ? Un maître soufi derrière la légende donne des repères, et Shams al Maarif histoire : d’al-Būnī aux éditions imprimées, repères et incertitudes en donne les contradictions.

Les « secrets » existent-ils vraiment dans ces livres ?

Le mot « secrets » est surtout un argument de présentation. Les pages lues décrivent des textes, des sciences et des pratiques de tradition, pas un savoir caché qui produirait un effet. La page sur les manuscrits de Tombouctou parle de textes conservés dans des familles, et la plupart des contenus évoqués (droit, histoire, médecine, astronomie) n’ont rien de secret.

Voici ce que je retiens :

  1. Un texte est un texte. Il peut être ancien, rare ou mal connu, sans que cela lui donne un pouvoir ;
  2. La rareté attire. Les vendeurs savent que l’idée d’un livre « interdit » ou « caché » fait vendre ;
  3. Aucun effet n’est démontré. Aucune des pages lues ne démontre qu’une incantation ou un talisman agit ;
  4. Le contexte compte. Un passage lu hors contexte peut dire autre chose que le texte entier.

Pour les talismans, Talisman en islam : ce que disent les sources sur les amulettes donne les avis de savants, sans trancher.

Pourquoi une traduction française d’un texte arabe ?

Pour pouvoir le lire sans dépendre d’un extrait. Beaucoup de lecteurs francophones, en Afrique comme ailleurs, ne lisent pas l’arabe classique. La page « Islam in Africa » note d’ailleurs que de nombreux enfants des écoles coraniques mémorisent le Coran en arabe sans le parler couramment, ce qui montre que savoir réciter n’est pas savoir lire un texte savant.

Une traduction suivie a un intérêt et une limite :

  • Un intérêt. Tu lis un chapitre dans son contexte, avec ses mises en garde ;
  • Une limite. Tu perds des nuances, des jeux de lettres et des termes techniques ;
  • Une question de confiance. Il faut savoir qui a traduit, d’après quelle édition et avec quelles explications.

Shams al Maarif français intégral : lire un texte arabe en français, ce que l’on gagne et ce que l’on perd détaille ces limites.

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Comment choisir un livre de ce genre sans se tromper ?

Avec quelques questions simples :

  1. Quel est le vrai titre et quel auteur est cité ? Une attribution à un grand nom est souvent discutée ;
  2. De quel texte part la traduction ? Quelle édition, quel manuscrit, quel volume ;
  3. Qui a traduit, et comment ? Un nom, une démarche, des explications ;
  4. La présentation promet-elle un résultat ? Méfie-toi de tout ce qui annonce un effet ;
  5. La mention « africain » est-elle justifiée ? Demande quelle source l’appuie.

Ces questions valent pour tous les vendeurs, y compris moi. Pour aller plus loin, Shams al Maarif acheter : comment choisir une version complète et fiable ? détaille les critères.

Que ne disent pas ces pages ?

Plusieurs choses. La page « Islam in Africa » ne parle ni de Tombouctou, ni de manuscrits, ni d’amulettes. La page « Timbuktu Manuscripts » ne donne pas de total et ne dit pas quels titres relèvent de l’ésotérisme. La page du Shams al-Maarif ne cite aucun lien avec l’Afrique de l’Ouest.

Elles contiennent aussi des incohérences. La page sur l’islam en Afrique place l’essor de Sokoto « vers le XVIIIe siècle » mais donne des dates qui commencent en 1804, et situe Kano au XVIe siècle tout en indiquant l’an 1000. La page sur Tombouctou signale une affirmation « à sourcer » et une référence qui ne semble pas appuyer ce qu’elle soutient. Je les signale pour que tu lises ces pages comme des repères, pas comme des vérités fermes.

Quelles précautions prendre ?

Lire n’engage à aucune pratique, et je te conseille de rester dans la lecture. Voici mes précautions :

  1. Lis avant de croire. Un livre décrit des traditions ; ce que tu en fais t’appartient ;
  2. Ne cherche pas de garantie. Aucune source lue ne démontre qu’un effet est produit ;
  3. Écarte les conseils médicaux. Pour la santé, adresse-toi à un professionnel de santé ;
  4. Demande conseil. Pour toute pratique, consulte une personne compétente de ta tradition ;
  5. Garde un regard critique. Méfie-toi de ceux qui te promettent la richesse, l’amour ou la protection, ou qui jouent sur la peur.

Les pratiques décrites sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu. Pour les abus, Shams al Maarif maraboutage : ce que disent les sources du marabout, du livre et des arnaques, sans promesse donne des repères, et Lire Shams al-Maarif sans pratiquer : est-ce possible et comment faire ? propose une lecture sans pratique.

En résumé

« Livre de secrets mystiques africains » ne désigne pas un livre précis. Selon les pages de Wikipédia lues, l’islam ouest-africain est très divers, les manuscrits de Tombouctou couvrent bien plus que l’ésotérisme, et le Shams al-Maarif n’est pas présenté comme un livre africain.

Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu. Compare, vérifie l’origine des textes et prends ton temps avant de décider.

Je suis maître marabout, avec plusieurs années d’expérience. J’ai pratiqué ces secrets pour moi-même et pour d’autres personnes, et je les ai transmis à des gens qui en ont été satisfaits. Mais le résultat vient de Dieu : tu peux ne pas en obtenir, comme moi ou comme d’autres.

Ce que tu lis ici est un aperçu : les secrets complets sont dans Le Grand Livre des Secrets Mystiques.

Sources : article « Islam in Africa » sur Wikipédia (en anglais), article « Timbuktu Manuscripts » sur Wikipédia (en anglais), article « Shams al-Ma’arif » sur Wikipédia (en anglais).

Questions fréquentes

Existe-t-il un livre de secrets mystiques africains ?

Aucune des pages lues ne cite un ouvrage portant ce titre. L’expression recouvre des textes très divers, comme les manuscrits de Tombouctou ou des recueils traduits.

Que contiennent les manuscrits de Tombouctou ?

Selon la page « Timbuktu Manuscripts », surtout des textes de religion, de droit, d’histoire, d’astronomie et de médecine, avec aussi des contenus ésotériques qu’elle ne détaille pas.

Le Shams al-Maarif est-il un livre africain ?

La page de Wikipédia ne le présente pas ainsi et ne le relie ni à Tombouctou ni à l’Afrique de l’Ouest.

Ces livres garantissent-ils un résultat ?

Non. Ce sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu.

Rédigé par Secret mystique

Je publie sous le pseudonyme Secret mystique. J'ai traduit le Shams al-Maʿārif en français, et ce travail de traduction est le point de départ de ce site. J'y raconte ce que disent les sources que j'ai lues, j'indique ce qu'elles ne disent pas, et je ne prétends pas détenir une autorité religieuse ou savante. Pour toute question de pratique, adresse-toi à une personne compétente de ta tradition.