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Shams al-Maʿārif

Shams al Maarif djinn : ce que la page du livre dit des djinns, et ce que disent les savants

Par Secret mystiquePublié le Mis à jour le 9 min de lecture
Shams al Maarif djinn Couverture de l'article

Selon la page de Wikipédia sur le livre, l’auteur y affirme que ses méthodes sont le seul moyen de communiquer avec les djinns, les anges et les esprits. Les savants ne s’accordent pas sur ces relations avec les djinns. Ce sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu.

Le sujet des djinns attire et inquiète en même temps, et je préfère le traiter avec méthode. Je ne donne ici aucune formule, aucun nom à invoquer et aucune procédure. Je rapporte ce que deux pages de référence disent, en précisant à chaque fois ce qu’elles ne disent pas.

Je suis maître marabout et je propose aussi ce livre sur ce site : les secrets dont je parle s’y trouvent. Mon but n’est pas de te convaincre que les djinns se commandent, mais de t’aider à distinguer ce qu’un livre affirme de ce que les savants en disent.

Les secrets de ce sujet sont dans Le Grand Livre des Secrets Mystiques : découvre-le ici.

Que dit la page de Wikipédia sur les djinns dans le livre ?

Très peu de choses, mais une phrase est centrale. La page indique que l’auteur présente sa méthode, faite de combinaisons de chiffres et de lettres et de carrés magiques, comme le seul moyen de communiquer avec les djinns, les anges et les esprits. Je rapporte l’affirmation du livre, pas un fait établi.

Voici ce que la page rapporte autour de cette phrase :

  • Des chapitres d’initiation. Les premiers chapitres introduisent les carrés magiques et les combinaisons de nombres et de lettres ;
  • Une structure en sections. Les éditions imprimées comptent des chapitres non numérotés, jusqu’à 40 ;
  • Un rituel cité. Le rituel appelé Birhatiya, ou « Ancient Oath », apparaît dans plusieurs publications, dont celles de Nineveh Shadrach en 2005 et 2011 ;
  • Des versions multiples. Avant l’imprimerie, trois volumes indépendants, de longueurs différentes, circulaient.

Cette page ne décrit pas la nature des djinns, leurs catégories ou leurs noms. Elle ne donne ni les étapes des rituels, ni le contenu précis des chapitres, ni aucune procédure d’invocation.

Que ne dit pas la page ?

Plusieurs points, et il est utile de les lister. Elle ne détaille pas les formules ni les procédures, elle ne décrit pas les êtres que le livre dit contacter, et elle ne date pas les critiques d’Ibn Taymiyya ni la fatwa d’Ibn Jibrin, le savant saoudien qui a interdit le livre.

Elle contient aussi des incohérences que je signale :

PointCe que dit la pageMa réserve
Date d’al-Būnī« 13th century » dans l’introduction, puis « late 12th-early 13th century », avec une mort vers 1225Les deux datations ne coïncident pas tout à fait
AuteurL’infobox donne Ahmad al-BūnīLe corps de la page dit que l’attribution est contestée
InterdictionLivre « supprimé et interdit pendant une grande partie de l’histoire islamique »L’interdiction saoudienne citée est postérieure à 1985

Je ne comble pas ces écarts. Un lecteur qui cite une date ou un auteur avec certitude va plus loin que la page.

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Qui sont les djinns selon la page « Jinn » de Wikipédia ?

D’après cette page, des êtres surnaturels présents dans la religion arabe préislamique et dans l’islam. Comme les humains, ils sont responsables de leurs actes et peuvent être croyants ou infidèles.

Voici les repères que la page donne :

  1. Le Coran les mentionne. Environ 29 fois, uniquement dans des sourates mecquoises ;
  2. Ils sont créés de « feu sans fumée ». Les humains, eux, sont faits d’argile ;
  3. Ils ont des capacités particulières. Invisibilité et métamorphose, mais pas la connaissance de l’avenir ;
  4. Le Coran condamne leur vénération. Il condamne le fait de les adorer ou de leur demander protection, d’après la page, qui cite la sourate 72, verset 6 ;
  5. Le mot a plusieurs sens. Selon les exégètes, il peut aussi désigner des anges ou des démons.

La page précise que la croyance aux djinns ne fait pas partie des six articles de foi. Elle ajoute que des savants comme Ibn Taymiyya et Ibn Hazm la jugent essentielle, puisqu’elle figure dans le Coran.

Pour un panorama plus large, Djinn en islam : qui sont-ils et que disent les sources ? et Les djinns dans la tradition islamique : classements, avis des savants et croyances populaires complètent cet article.

Les savants sont-ils d’accord sur les relations avec les djinns ?

Non, et c’est le cœur du sujet. D’après la page « Jinn », les positions varient selon les écoles et selon les questions posées. Je les rapporte sans trancher.

Voici ce que la page attribue à ces savants :

  • Sur la possession. La majorité des savants sunnites, notamment la tradition ashʿarite, admettent qu’un djinn peut posséder une personne. Certains māturīdites en doutent, et Rusṭughfanī la juge impossible ;
  • Sur la recherche de protection auprès d’eux. Selon la page, al-Māturīdī considère que chercher protection auprès des djinns relève du shirk, l’association à Dieu ;
  • Sur la prière. Des juristes hanbalites jugent permis de prier derrière un djinn, puisqu’il est lui aussi responsable de ses actes ;
  • Sur les unions avec les humains. La plupart des juristes estiment qu’elles ne sont pas permises, et certains les jugent seulement détestables (makrūh) ;
  • Sur le sens symbolique. Al-Ghazali, dans l’Alchimie du bonheur selon la page, décrit les djinns comme des qualités intérieures.

Ces positions ne se rejoignent pas, et je ne prétends pas en faire une synthèse. Pour le penseur lui-même, Al-Ghazali : l’Ihya, la crise spirituelle et les livres qu’on lui attribue à tort donne des repères sur ses œuvres.

Que dit la page « Jinn » de la magie et des djinns ?

Elle distingue ce que certains textes présentent comme une maîtrise licite et illicite. Je ne la cite pas pour valider quoi que ce soit, mais pour montrer que la question était déjà débattue.

Voici ce qu’elle rapporte :

  • Ibn al-Nadīm range la magie et la maîtrise des djinns dans un chapitre de récits et de fables, ce qui laisse penser, d’après la page, qu’il n’y croyait peut-être pas lui-même ;
  • La maîtrise licite, selon lui, repose sur les noms divins, alors que la maîtrise illicite passe par des offrandes interdites et des actes de péché ;
  • Les devins (kāhin) sont censés interroger les djinns sur le passé ;
  • Les talismans, parfois ornés de versets, sont courants ;
  • Les critiques de ces pratiques folkloriques augmentent avec le temps, à cause de leur lien avec l’idolâtrie.

La page ne mentionne ni le Shams al-Maarif ni al-Būnī. Je ne peux donc pas affirmer qu’elle parle de lui, et je ne l’ai pas lue ainsi.

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Comment les savants jugent-ils le livre lui-même ?

De façons opposées, et je les attribue clairement. D’après la page de Wikipédia sur le livre, Ibn Taymiyya l’a critiqué, l’Arabie saoudite l’a interdit après son impression à Beyrouth en 1985, et le savant saoudien Ibn Jibrin a émis une fatwa dans ce sens.

À l’inverse, toujours selon la page, certains ordres soufis, comme la Naqshbandi-Haqqani, lui ont parfois reconnu une valeur spirituelle potentielle. La page ne détaille ni leurs arguments, ni la date de la fatwa.

Pour approfondir le débat sur la licéité, Shams al Maarif haram ou halal : ce que disent les savants, sans trancher rassemble les avis. Et pour la critique médiévale, Ibn Taymiyya : le juriste de Damas, ses procès et sa place dans le débat sur le soufisme donne le contexte.

Si ta question est religieuse, adresse-toi à une personne compétente de ta tradition, car ce site n’est pas une autorité.

Peut-on lire ce livre sans pratiquer ?

Oui, c’est une lecture possible, et c’est celle que je défends. On peut lire un texte pour comprendre une tradition, son vocabulaire et ses débats, sans en appliquer une ligne. Lire Shams al-Maarif sans pratiquer : est-ce possible et comment faire ? détaille cette approche.

Lire n’oblige à rien. Voici ce que cette lecture peut t’apporter :

  • Un repère historique. Comment une époque pensait les êtres invisibles ;
  • Un vocabulaire. Des termes arabes que les savants discutent ;
  • Une lecture critique. Ce que le livre affirme, et ce que les sources ne confirment pas ;
  • Une distance. Ne rien tenter, et rester dans la lecture.

Je ne te dis pas de faire autre chose que lire.

Pourquoi la peur des djinns est-elle si répandue ?

Je ne l’ai pas étudié, et aucune des deux pages ne répond. Elles ne donnent aucune statistique sur les croyances actuelles. Je me garde donc d’expliquer la peur par une cause, ou de dire ce que ressentent les lecteurs.

Je peux seulement dire ceci : si un sujet te trouble, parle-en à un proche de confiance ou à une personne compétente de ta tradition. Si tu ressens une anxiété forte, un professionnel de santé peut t’aider, et aucune lecture ne remplace un suivi.

Pour la dimension de protection, Shams al Maarif protection : ce que disent les sources sur les talismans protecteurs, sans promesse rapporte ce que disent les sources, sans formule.

Obtiens Le Grand Livre des Secrets Mystiques et pratique ces secrets toi-même.

Que retenir avant d’aller plus loin ?

Que le livre affirme, que les savants discutent, et que rien n’est démontré par ces pages. Voici ce que je garde :

  1. Une affirmation n’est pas une preuve. Le livre dit être la seule voie, les sources ne le vérifient pas ;
  2. Les savants se divisent. Sur la possession, la protection, la prière et les unions ;
  3. Les pages ont des silences. Pas de procédure, pas de description, pas de date pour certaines critiques ;
  4. Aucune formule n’est donnée ici. Et je n’en donnerai pas ;
  5. Le résultat vient de Dieu.

En résumé

Selon la page de Wikipédia sur le livre, l’auteur affirme que ses méthodes sont le seul moyen de communiquer avec les djinns, les anges et les esprits. Selon la page « Jinn », les savants se divisent sur la possession, la recherche de protection et les rapports avec les djinns.

Ce sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu. Lis, compare, interroge une personne compétente de ta tradition, et garde ton esprit critique.

Je suis maître marabout, avec plusieurs années d’expérience. J’ai pratiqué ces secrets pour moi-même et pour d’autres personnes, et je les ai transmis à des gens qui en ont été satisfaits. Mais le résultat vient de Dieu : tu peux ne pas en obtenir, comme moi ou comme d’autres.

Ce que tu lis ici est un aperçu : les secrets complets sont dans Le Grand Livre des Secrets Mystiques.

Sources : article « Shams al-Ma’arif » sur Wikipédia (en anglais), article « Jinn » sur Wikipédia (en anglais).

Questions fréquentes

Que dit le Shams al-Maarif sur les djinns ?

Selon la page de Wikipédia, l’auteur affirme que ses méthodes sont le seul moyen de communiquer avec les djinns, les anges et les esprits. La page ne détaille aucune procédure.

Les savants acceptent-ils de communiquer avec les djinns ?

Non, ils ne s’accordent pas. Selon la page « Jinn », al-Māturīdī classe la recherche de protection auprès d’eux dans le shirk, alors que d’autres positions existent sur la possession ou la prière.

Donnez-vous des formules pour invoquer un djinn ?

Non. Je ne donne aucune formule, aucun nom et aucune procédure, et le résultat vient de Dieu.

Peut-on lire le livre sans pratiquer ?

Oui. On peut le lire pour comprendre une tradition et ses débats, sans appliquer quoi que ce soit.

Rédigé par Secret mystique

Je publie sous le pseudonyme Secret mystique. J'ai traduit le Shams al-Maʿārif en français, et ce travail de traduction est le point de départ de ce site. J'y raconte ce que disent les sources que j'ai lues, j'indique ce qu'elles ne disent pas, et je ne prétends pas détenir une autorité religieuse ou savante. Pour toute question de pratique, adresse-toi à une personne compétente de ta tradition.