Ibn Taymiyya est un juriste et théologien hanbalite né en 1263 à Harran et mort en 1328 en prison à Damas. Selon Wikipédia, il est l’une des figures les plus controversées de l’histoire intellectuelle de l’islam, à la fois admiré par ses partisans et fortement critiqué de son vivant.
Ce nom revient souvent dès qu’on parle de soufisme, de culte des saints ou de pratiques populaires, parce qu’il en a critiqué plusieurs. Ce que dit la page que j’ai lue est précis et se limite à ce qu’elle contient : des procès, des fatwas, des positions sur les tombes et l’intercession. Elle ne dit rien de la magie, des talismans ou de l’ordre des lettres.
Je m’appuie sur la page de Wikipédia consacrée à Ibn Taymiyya, lue en anglais. Elle ne cite ni al-Būnī, ni le Shams al-Maarif. Je n’invente donc aucun lien, et je te dis où la source s’arrête.
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Qui était Ibn Taymiyya ?
Un savant issu d’une lignée de juristes hanbalites. Selon la page, il est né le 22 janvier 1263 à Harran, alors sous le sultanat mamelouk. Son père, Shihab al-Din Abd al-Halim, enseignait à Harran puis à la mosquée des Omeyyades. La page lui prête des origines arabes par son père et kurdes par sa mère.
Voici les repères de sa vie, tels que la page les donne :
| Date | Événement |
|---|---|
| 1263 | Naissance à Harran, le 22 janvier |
| 1269 | Départ de Harran avec sa famille, installation à Damas |
| 1282 | Fin de ses études, à vingt ans |
| 1284 | Mort de son père, il prend la tête d’une madrasa |
| 1296 | Chaire de droit hanbalite, apogée de sa carrière selon la page |
| 1328 | Mort en prison à la citadelle de Damas, le 26 septembre |
À sept ans, il quitte Harran avec son père et ses trois frères. La ville est ensuite détruite par l’invasion mongole. Il apprend le Coran très jeune, étudie le droit, la grammaire, l’histoire, les mathématiques, la théologie spéculative et la philosophie. La page parle de plus de deux cents maîtres en hadith.
Les dates viennent d’une seule page encyclopédique et je ne les ai pas recoupées. Le calendrier hégirien et le calendrier grégorien sont donnés côte à côte par la page. Pour un exemple voisin de dates discutées, Mort d’al-Buni : en quelle année, et que sait-on vraiment ? montre le même problème de source.
Pourquoi a-t-il connu autant de procès et de prisons ?
À cause de ses fatwas, de ses positions théologiques et de ses conflits avec des autorités. Selon la page, il a été emprisonné à six reprises, pour plus de six ans au total selon certaines sources, et plus de douze ans selon d’autres.
Voici les épisodes qu’elle cite :
- 1293. Il réclame par une fatwa la mort d’un chrétien accusé d’avoir insulté le Prophète. Le gouverneur obtient plutôt sa conversion. Ibn Taymiyya proteste et est emprisonné ;
- 1306-1307. Après un procès sur ses positions théologiques, il est incarcéré au Caire, puis libéré grâce à l’appui de deux émirs ;
- 1308. Il est emprisonné quelques mois au Caire après avoir contesté l’intercession pratiquée par des soufis ;
- 1309. Il est placé en résidence surveillée à Alexandrie pendant sept mois ;
- 1320-1321. Il est incarcéré à Damas pour son avis sur le divorce, et libéré le 9 février 1321 ;
- 1326. Il est emprisonné avec son élève Ibn Qayyim al-Jawziyya, après un traité sur la visite des tombes.
Il est mort en détention. Selon la page, environ 200 000 hommes et 15 000 à 16 000 femmes ont assisté à ses funérailles. Je rapporte ces chiffres tels qu’ils sont donnés, sans pouvoir les vérifier.
Je rapporte ces faits comme une histoire, sans prendre parti. Pour une question religieuse, demande à une personne compétente de ta tradition.
Que pense-t-il du soufisme et du culte des saints ?
Il en condamne certaines pratiques, mais il ne rejette pas le soufisme en bloc. Selon la page, il critique le culte des saints et la visite des tombes, tout en reconnaissant le soufisme comme une partie de l’islam. La page ajoute qu’il appartenait lui-même à la Qadiriyya.
Voici les points qu’elle détaille :
- La visite des tombes. Il juge blâmable le voyage dont le seul but est de visiter la tombe du Prophète ;
- L’intercession. Il la limite au Jour du Jugement ;
- Les innovations. Au retour de son pèlerinage de 1292, il écrit un traité qui dénonce ce qu’il appelle des innovations observées à La Mecque ;
- L’imitation. Il appelle à l’ijtihad, c’est-à-dire au raisonnement indépendant, et critique le taqlid, l’imitation aveugle.
Ces positions sont les siennes, rapportées par la page. D’autres savants, soufis ou non, les ont contestées de son vivant et après. Pour une présentation générale du courant concerné, Qu’est-ce que le soufisme ? Définition, origines et grands ordres donne les repères, avec ses limites.
Ces points relèvent de débats religieux anciens et toujours vivants. La page les rapporte de l’extérieur. Elle ne tranche pas entre les écoles, et moi non plus. Pour les pratiques de tradition, aucun résultat n’est garanti.
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Que dit-il de la philosophie, de la logique et des astrologues ?
Que la raison et la révélation ne se contredisent pas, mais que la philosophie ne doit pas être un préalable. Selon la page, il soutient qu’il n’existe pas de contradiction entre raison et révélation, et il rejette la philosophie comme préalable à la recherche de la vérité religieuse. Il polémique aussi contre l’ashʿarisme et le maturidisme.
Voici ce que la page précise :
- La philosophie. Il la rejette comme point de départ de la recherche religieuse ;
- La logique. La page évoque la philosophie et l’aristotélisme, mais ne développe pas la logique comme discipline ;
- Les astrologues. Elle mentionne qu’il a participé à des actions contre les débauches, les tavernes et les astrologues ;
- Les écoles de théologie. Sa fatwa sur les attributs divins, rédigée en 1298, a suscité une vive controverse avec les ashʿarites.
Je ne détaille pas ici son raisonnement, car la page ne le fait pas. Pour un savant qui critique l’astrologie à partir de la science, Al-Biruni : l’Inde, la mesure de la Terre et sa critique de l’astrologie montre une autre approche. Pour le débat général, Astrologie en islam : origines, savants et débat sur sa légitimité pose les repères.
Quelles sont ses grandes œuvres ?
Des traités de croyance, de droit et de polémique. Selon la page, voici ceux qu’elle cite :
- Al-Aqida al-Wasitiyya. Un traité de croyance, à l’origine de plusieurs procès ;
- Al-Aqida al-Hamawiyya al-Kubra. Écrit en 1298, sur les attributs divins ;
- Manasik al-Hajj. Écrit après son pèlerinage de 1292-1293 ;
- Minhaj al-Sunna. Une réfutation du chiisme imamite, en réponse à al-Hilli ;
- Al-Sarim al-Maslul. Écrit en prison, sur la peine due à celui qui insulte le Prophète ;
- Al-Siyasa al-shariyya. Un traité sur le gouvernement selon la loi religieuse, rédigé pendant son séjour au Caire ;
- Ziyarat al-Qubur. Un traité de 1310 sur la visite des tombes.
Plusieurs de ces textes touchent à des sujets sensibles, comme le chiisme ou les Mongols. La page rapporte qu’il a déclaré les Ilkhanides apostats pour avoir gouverné selon le yassa plutôt que la charia, et qu’il a participé à des campagnes militaires contre eux. Je ne développe pas ces sujets, qui relèvent d’un autre débat que celui de ce site.
Comment a-t-il été reçu après sa mort ?
De façon très contrastée, et pendant des siècles. Selon la page, il est très controversé de son vivant. Al-Maqrizi note que ses partisans et ses adversaires sont à peu près à égalité. Ibn Battuta remet en question son état mental, et d’autres adversaires le qualifient d’hérétique.
Voici ce que la page ajoute sur sa postérité :
- Une influence limitée. Jusqu’au XIXe siècle, selon plusieurs historiens cités par la page ;
- Des défenseurs. Des savants non hanbalites, comme al-Shawkani ou Shah Waliullah, le défendent aux XVIIIe et XIXe siècles ;
- Une réhabilitation. Rashid Rida le présente comme un rénovateur de la religion ;
- Une image controversée. Ses fatwas contre les Mongols ont été réutilisées par des mouvements jihadistes, ce qui lui vaut une image disputée ;
- Des élèves. Ibn Qayyim al-Jawziyya et Ibn Kathir sont les plus connus.
La page le voit comme une source du wahhabisme et d’autres mouvements réformistes. Je rapporte ce jugement sans le discuter, car il relève de l’histoire contemporaine et dépasse la source que j’ai lue.
Ibn Taymiyya et le Shams al-Maarif : y a-t-il un lien ?
Aucun lien que la source me permette de documenter. La page ne cite ni al-Būnī, ni le Shams al-Maarif. Elle ne traite pas non plus de la magie, de la sorcellerie, des talismans ou de l’ordre des lettres comme sujets de doctrine.
Voici ce qu’on peut dire sans inventer :
- Une critique de pratiques populaires. Elle porte sur le culte des saints et les tombes, pas sur un livre précis ;
- Les astrologues cités, rien de plus. La page ne dit pas ce qu’il pensait des livres de lettres ;
- Une époque plus tardive. Il vit au XIIIe et au début du XIVe siècle. Pour situer al-Būnī dans le temps, Qui est Al-Buni ? Un maître soufi derrière la légende donne les repères et les débats ;
- Pas de filiation ni de réfutation prouvée. Aucune source lue ne dit qu’Ibn Taymiyya a lu, cité ou réfuté al-Būnī.
Pour les définitions de la science des lettres, Science des lettres en islam : qu’est-ce que l’ʿilm al-ḥurūf ? les pose sans rattacher ce penseur.
Cet article présente un savant et son œuvre. Il ne donne aucune méthode ni pratique. Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu. Pour une question religieuse, demande à une personne compétente de ta tradition.
Je n’ai lu aucun texte d’Ibn Taymiyya. Tout ce qui précède vient d’une seule page encyclopédique, que je n’ai pas recoupée avec une autre source. Les chiffres des funérailles et la durée totale des prisons varient selon les sources citées.
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Comment lire un savant controversé sans trancher à sa place ?
En séparant ses positions, les accusations et la postérité. Voici cinq réflexes, qui sont les miens :
- Distingue les périodes. Ses procès, ses œuvres et sa réception posthume sont trois choses différentes ;
- Compare les jugements. Sa réputation varie fortement selon les camps, ce que la page signale ;
- Note ce qui manque. La page ne cite ni al-Būnī, ni talismans, ni ordre des lettres ;
- Évite les raccourcis. Une critique du culte des saints n’est pas une position sur tous les livres de tradition ;
- Respecte les croyants. Les écoles concernées ont des fidèles aujourd’hui, avec leurs propres explications.
Pour appliquer ces réflexes au livre de ce site, Lire Shams al-Maarif sans pratiquer : est-ce possible et comment faire ? propose une lecture pas à pas.
En résumé
Ibn Taymiyya est un juriste hanbalite né en 1263 à Harran et mort en 1328 en prison à Damas. Selon la page, il a connu six emprisonnements, critiqué le culte des saints et la visite des tombes, polémiqué contre l’ashʿarisme et laissé une postérité très disputée.
La page lue ne mentionne ni talismans, ni magie, ni ordre des lettres, ni al-Būnī. Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu.
Je suis maître marabout, avec plusieurs années d’expérience. J’ai pratiqué ces secrets pour moi-même et pour d’autres personnes, et je les ai transmis à des gens qui en ont été satisfaits. Mais le résultat vient de Dieu : tu peux ne pas en obtenir, comme moi ou comme d’autres.
Sources : article « Ibn Taymiyyah » sur Wikipédia (en anglais).
Questions fréquentes
Qui était Ibn Taymiyya ?
Un juriste et théologien hanbalite né en 1263 à Harran et mort en 1328 en prison à Damas, selon Wikipédia.
Pourquoi a-t-il été emprisonné ?
Selon la page, à cause de fatwas et de positions théologiques, notamment sur l’intercession et le divorce. Elle compte six emprisonnements.
Que pensait-il du soufisme ?
Selon la page, il condamnait le culte des saints et la visite des tombes, tout en reconnaissant le soufisme comme une partie de l’islam.
Ibn Taymiyya est-il lié au Shams al-Maarif ?
Aucune source lue ne les relie. Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu.


