Maïmonide, de son nom hébreu Moïse ben Maïmon, est né à Cordoue au XIIe siècle et mort à Fustat, en Égypte, en 1204. Selon Wikipédia, il fut à la fois grand juriste du judaïsme, philosophe, médecin du sultan et auteur du Guide des égarés, écrit en judéo-arabe.
Ce nom croise notre sujet par le monde qu’il habite : l’Espagne musulmane, puis le Maroc, puis l’Égypte, et une culture savante écrite en arabe par des juifs comme par des musulmans. La page que j’ai lue contient une chose précieuse pour nos questions : une critique claire de l’astrologie. Elle ne dit rien de la magie, des talismans ou des lettres.
Je m’appuie sur la page de Wikipédia consacrée à Maïmonide, lue en anglais. Elle ne cite ni al-Būnī, ni le Shams al-Maarif. Je n’invente donc aucun lien, et je te dis où la source s’arrête.
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Qui était Maïmonide ?
Un juriste, philosophe et médecin d’abord formé à Cordoue. Selon la page, son père, Maïmon ben Joseph, était juge rabbinique. Après la prise de Cordoue par les Almohades en 1148, la famille a refusé la conversion à l’islam et a pris le chemin de l’exil.
Voici les repères de sa vie, tels que la page les donne :
| Date | Événement |
|---|---|
| 1135 ou 1138 | Naissance à Cordoue, les dates varient selon la page |
| 1148 | Prise de Cordoue par les Almohades, exil de la famille |
| 1165 | Arrivée à Acre, le 16 mai |
| Vers 1168 | Installation à Fustat, en Égypte |
| 1171 | Chef de la communauté juive, remplacé en 1173 |
| 1195 | Retrouve ce titre |
| 1204 | Mort à Fustat, le 12 décembre |
La date de naissance varie dans la page : 1135 selon certains calculs, 1138 selon ce que Maïmonide donne lui-même dans son Commentaire de la Mishna. Il a séjourné au Maroc, à Fès, puis à Acre, à Jérusalem et à Hébron avant de s’établir en Égypte.
Les dates viennent d’une seule page encyclopédique et je ne les ai pas recoupées. La page elle-même propose plusieurs dates de naissance, ce qui rappelle que les repères médiévaux sont rarement exacts. Pour un exemple voisin, Mort d’al-Buni : en quelle année, et que sait-on vraiment ? montre le même problème de source.
Que fait-il en Égypte ?
Il y devient chef de communauté et médecin. Selon la page, il est nagid, c’est-à-dire chef de la communauté juive, vers 1171, puis il est remplacé en 1173 par Sar Shalom ben Moïse, avec qui il entre en conflit. Il retrouve ce titre en 1195.
Voici ce que la page ajoute sur cette période :
- Un deuil. Son frère David est mort noyé dans l’océan Indien ;
- La médecine. Il est devenu médecin, d’abord auprès du vizir al-Fadil, puis de Saladin et de la dynastie ayyoubide ;
- Des écrits médicaux. Sur l’asthme, le diabète, l’hépatite, la pneumonie, l’hygiène et la préservation de la santé. Le Régime de santé a été écrit pour le sultan al-Afdal ;
- Un engagement humain. Elle souligne qu’il s’est engagé dans le rachat de captifs juifs et chrétiens lors du siège de Bilbeis.
Ces écrits médicaux sont présentés comme des œuvres historiques. Je ne donne aucun conseil de santé. Pour une question de santé, adresse-toi à un professionnel de santé.
Pour un autre médecin de ce monde savant, Avicenne : médecin, philosophe et critique de l’astrologie et de l’alchimie pose les repères d’une médecine arabe médiévale.
Quelles sont ses grandes œuvres ?
Cinq ensembles majeurs, selon la page. Voici ce qu’elle présente :
- Le Commentaire de la Mishna. Écrit entre 1166 et 1168, avec des introductions philosophiques, dont celle qui contient les treize principes de foi ;
- Le Sefer ha-Mitzvot. Une liste des 613 commandements ;
- Le Mishneh Torah. Un grand code de loi juive en hébreu, en quatorze livres, qui conserve une autorité canonique, mais qui a été critiqué, notamment en Provence ;
- Le Guide des égarés. Une œuvre philosophique en judéo-arabe, qui tente de concilier Aristote et la théologie juive. La page donne 1185-1190 dans l’encadré et « entre 1186 et 1190 » dans le texte ;
- Des lettres et responsa. Dont l’Épître au Yémen, écrite entre 1172 et 1174, et un traité sur la résurrection.
La page note aussi qu’un traité de logique lui est attribué, mais que Herbert Davidson conteste cette attribution. C’est un bon rappel : même pour un auteur très célèbre, certains textes restent discutés.
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Que pense-t-il de l’astrologie ?
Qu’elle n’est pas une science, selon la page. Répondant à une demande venue de Marseille, il affirme qu’on ne doit croire que ce qui est établi par la preuve rationnelle, par le témoignage des sens ou par une autorité digne de confiance. Il dit avoir étudié l’astrologie, mais il refuse de la considérer comme une science.
Voici l’argument que la page lui prête :
- Un critère de vérité. N’accepter que la preuve, les sens ou une autorité fiable ;
- Un refus du destin astral. Il critique l’idée qu’un destin humain dépendrait des constellations ;
- Une raison morale. Cela priverait la vie de sens et ferait de l’homme l’esclave du destin.
Je rapporte cette position comme celle d’un savant médiéval, telle que la page la présente. Elle ne dit pas ce que pensaient tous ses contemporains, ni ce que pensent aujourd’hui les croyants.
Pour la place de ce débat dans le monde musulman, Astrologie en islam : origines, savants et débat sur sa légitimité donne les repères. Pour un autre savant qui juge l’astrologie sans la défendre, Al-Biruni : l’Inde, la mesure de la Terre et sa critique de l’astrologie montre un cas voisin.
Comment concilie-t-il la raison et la foi ?
En posant que la vérité révélée et les découvertes de la raison ne peuvent pas se contredire. Selon la page, ce principe est proche de celui de la scolastique, et il s’appuie surtout sur Aristote et sur le Talmud.
Voici les idées centrales qu’elle présente :
- Une théologie négative. Il refuse de décrire Dieu par des attributs positifs ;
- Pas de corps pour Dieu. Il refuse la corporéité et interprète métaphoriquement les expressions anthropomorphiques ;
- La prophétie. Il la considère comme le but des individus les plus savants et les plus raffinés ;
- Le mal. Il le voit comme l’absence du bien, et la plupart des maux viendraient des désirs physiques.
Ces points touchent à la théologie d’une autre religion. Je les rapporte comme des positions historiques, sans les juger. Pour une question religieuse, demande à une personne compétente de ta tradition.
Ces idées sont celles de Maïmonide, telles que la page les décrit. Elles ne résument pas ce que pensent tous les courants du judaïsme, ni ceux de l’islam, et plusieurs penseurs les ont critiquées.
Comment sa pensée a-t-elle été reçue ?
De façon très partagée. Selon la page, ses écrits sur la loi juive sont très admirés en Irak et au Yémen, mais il a de nombreux critiques, surtout en Espagne. Sa philosophie aristotélicienne a suscité la controverse dite maïmonidienne.
Voici les repères que la page donne sur cette controverse et sur son influence :
- Une controverse. Elle aurait conduit à des interventions de l’Église et à la confiscation de textes rabbiniques ;
- Un livre brûlé. Le Guide aurait été brûlé à Montpellier, selon la page ;
- Des critiques. Hasdai Crescas et Joseph Albo ont critiqué ses principes de foi ;
- Une influence latine. Il a influencé Thomas d’Aquin, Albert le Grand et Duns Scot ;
- Une traduction. Samuel ibn Tibbon a traduit le Guide en hébreu en 1204, peu avant sa mort.
Il reste une figure majeure du judaïsme moderne et il est cité dans des domaines comme l’éthique médicale, toujours selon la page.
Maïmonide et le Shams al-Maarif : y a-t-il un lien ?
Aucun lien que la source me permette de documenter. La page ne cite ni al-Būnī, ni le Shams al-Maarif, ni les talismans. Elle ne traite pas non plus la magie comme un sujet ou comme une pratique attribuée à Maïmonide.
Voici ce qu’on peut dire sans inventer :
- Une critique de l’astrologie, rien sur le reste. Elle ne dit pas ce qu’il pensait de la magie ou des talismans ;
- Une écriture en arabe. Le Guide est écrit en judéo-arabe, ce qui l’inscrit dans le même monde savant, sans prouver un contact avec al-Būnī ;
- Une époque proche. Pour situer al-Būnī dans le temps, Qui est Al-Buni ? Un maître soufi derrière la légende donne les repères et les débats ;
- Pas de filiation prouvée. Aucune source lue ne dit que Maïmonide a lu ou cité al-Būnī.
Pour les définitions de la science des lettres, Science des lettres en islam : qu’est-ce que l’ʿilm al-ḥurūf ? les pose sans rattacher ce penseur.
Cet article présente un savant et son œuvre. Il ne donne aucune méthode ni pratique. Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu. Pour une question religieuse, demande à une personne compétente de ta tradition.
Je n’ai lu aucun texte de Maïmonide. Tout ce qui précède vient d’une seule page encyclopédique, que je n’ai pas recoupée avec une autre source.
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Comment lire un savant d’une autre religion sans lui prêter ce qu’il n’a pas écrit ?
En le lisant dans son propre cadre, avant de le rapprocher d’un autre sujet. Voici cinq réflexes, qui sont les miens :
- Respecte son cadre. Maïmonide écrit comme juif, pour des juifs, même s’il vit en terre d’islam ;
- Compare avec prudence. Une critique de l’astrologie ne dit rien sur la magie ;
- Note ce qui manque. La page ne cite ni al-Būnī, ni talismans, ni lettres ;
- Repère les dates incertaines. Même sa naissance est donnée avec plusieurs variantes ;
- Distingue l’influence et la preuve. Une influence supposée n’est pas démontrée.
Pour appliquer ces réflexes au livre de ce site, Lire Shams al-Maarif sans pratiquer : est-ce possible et comment faire ? propose une lecture pas à pas.
En résumé
Maïmonide est un juriste, philosophe et médecin né à Cordoue au XIIe siècle et mort à Fustat en 1204. Selon la page, il a écrit le Mishneh Torah et le Guide des égarés, il a soigné la cour de Saladin et il a refusé de voir dans l’astrologie une science.
La page lue ne mentionne ni talismans, ni lettres, ni al-Būnī. Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu.
Je suis maître marabout, avec plusieurs années d’expérience. J’ai pratiqué ces secrets pour moi-même et pour d’autres personnes, et je les ai transmis à des gens qui en ont été satisfaits. Mais le résultat vient de Dieu : tu peux ne pas en obtenir, comme moi ou comme d’autres.
Sources : article « Maimonides » sur Wikipédia (en anglais).
Questions fréquentes
Qui était Maïmonide ?
Un juriste, philosophe et médecin né à Cordoue et mort à Fustat en 1204, auteur du Mishneh Torah et du Guide des égarés, selon Wikipédia.
Que pensait Maïmonide de l’astrologie ?
Selon la page, il l’a étudiée mais refuse d’en faire une science, car elle priverait la vie de sens en faisant de l’homme l’esclave du destin.
Maïmonide a-t-il écrit en arabe ?
Selon la page, le Guide des égarés est écrit en judéo-arabe. Sa traduction hébraïque par Samuel ibn Tibbon date de 1204.
Maïmonide est-il lié au Shams al-Maarif ?
Aucune source lue ne les relie. Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu.


