Les Asma ul Husna sont les « plus beaux noms » de Dieu, traditionnellement comptés à 99. Selon Wikipédia, la page du Shams al-Maarif ne les mentionne pas, alors que celle d’Ahmad al-Būnī cite un traité sur leurs usages magiques, sans en donner le contenu.
Quand on tape ces deux expressions ensemble, on cherche souvent une réponse simple : le livre contient-il les 99 noms, et à quoi servent-ils ? Les sources que j’ai lues sont plus prudentes que la plupart des vidéos. Elles distinguent le sujet religieux, très ancien et bien établi, de ce que certains textes attribués à al-Būnī auraient fait de ces noms, et elles laissent des blancs que je te montre.
Je m’appuie sur trois pages de Wikipédia, lues en anglais : celle des noms de Dieu en islam, celle d’Ahmad al-Būnī et celle du Shams al-Maarif. Je garde chaque affirmation attribuée à sa page, et je dis quand une page se tait.
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Que sont les Asma ul Husna ?
Ce sont les « plus beaux noms » de Dieu, qui expriment chacun un attribut divin comme la miséricorde, la justice ou la puissance, d’après la page. Le nom « Allah » y est présenté comme le nom propre de Dieu, dont le statut de nom propre est discuté dans l’érudition contemporaine.
Voici ce que la page donne comme fondements :
- Le Coran. Les « plus beaux noms » sont mentionnés dans trois versets, 7:180, 17:110 et 20:8 ;
- Une série d’épithètes. La sourate 59, versets 22 à 24, contient une suite de qualificatifs divins ;
- Un hadith. Rapporté par Abu Hurayra et cité dans le Sahih al-Bukhari, il dit que Dieu a quatre-vingt-dix-neuf noms et que celui qui les connaît et agit en conséquence entrera au Paradis ;
- Un usage. Les noms servent dans la prière, les supplications et le dhikr, ainsi que pour former des prénoms précédés de « ʿabd », comme Abd al-Rahman.
Je ne donne pas ici de liste des 99 noms, et la page n’en donne pas non plus de liste unique. Pour le sujet en lui-même, 99 noms d’Allah : origine, hadith et débats des savants détaille les sources et les débats.
Pourquoi la liste des 99 noms varie-t-elle ?
Parce que la tradition n’a pas fixé une liste unique, selon la page. Elle indique que la liste la plus connue vient de Tirmidhi, par une chaîne de transmission passant par al-Walid ibn Muslim, et que Tirmidhi lui-même juge ce hadith « gharib », c’est-à-dire inhabituel.
Voici ce que la page apporte sur ces différences :
| Point | Ce que dit la page | Ce qu’elle ne dit pas |
|---|---|---|
| Liste la plus connue | Elle vient de Tirmidhi | Le détail de chaque nom |
| Autres recueils | Bukhari, Muslim, Ibn Majah et d’autres rapportent des listes différentes | Les écarts précis |
| Nombre exact | Ibn Hazm limite à 99, d’autres savants jugent le nombre infini | Qui a raison |
| Noms non révélés | La majorité des fatwas oblige à y croire, mais interdit de les chercher sans preuve textuelle | Le détail des fatwas |
Cela veut dire que « les 99 noms » désignent une tradition, pas une liste que tout le monde recopie à l’identique. Quand une vidéo te présente « la » liste officielle, tu peux te demander laquelle, et d’où elle vient.
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Que dit la page du Shams al-Maarif sur les noms divins ?
Rien, d’après ma lecture. La page du livre ne contient ni les mots Asma ul Husna, ni « 99 noms », ni « nom suprême ». C’est un fait important, parce que beaucoup de sites affirment le contraire sans citer de page ni de chapitre.
Voici ce que la page dit en revanche du livre :
- Une combinaison de nombres et de lettres. Elle est présentée comme censée produire un effet magique ;
- Des carrés magiques dès les premiers chapitres. La page dit que les premiers chapitres initient le lecteur à ces carrés ;
- Une affirmation de l’auteur. Cette combinaison serait le seul moyen de communiquer avec les djinns, les anges et les esprits, d’après la page ;
- Des chapitres non numérotés. La table des matières des éditions imprimées va jusqu’à 40 chapitres.
La page ne détaille pas davantage le contenu de ces chapitres. Je ne peux donc pas te dire quels noms divins y figurent, ni à quelle place. Pour ce que contient réellement le livre selon la page, Shams al Maarif version intégrale : intégrale, abrégée ou en extraits, comment faire la différence donne les questions à poser avant de lire.
Que dit la page d’al-Būnī sur les 99 noms ?
Elle les mentionne, et c’est là que se trouve le lien le plus précis. D’après la page, al-Būnī aurait écrit un traité intitulé en anglais « Treatise on the Magical Uses of the Ninety-nine Names of God », conservé dans la collection Khalili d’art islamique.
Voici ce que la page dit, et ce qu’elle ne dit pas :
- Un traité conservé. Son titre est donné, avec la collection qui le détient ;
- Des carrés construits à partir d’un nom. Elle indique qu’il a construit des carrés latins de quatre sur quatre avec des lettres issues de l’un des 99 noms ;
- Un nom de discipline. Elle donne « ʿilm al-simiyah », l’étude des noms divins, comme l’un des noms de cette forme de magie ;
- Une étude citée en bibliographie. Celle d’Edgar W. Francis sur les noms de Dieu dans les écrits d’al-Būnī, sans résumé.
La page ne dit pas ce que contient le traité, ni sa date, ni quels noms sont utilisés, ni comment les carrés sont construits. Je ne te donne donc aucune méthode, et je n’invente rien. Pour la liste prudente de ses écrits, Quels sont les livres écrits par Ahmad al-Buni ? Liste prudente en donne les titres avec les réserves.
Qu’est-ce que le « Nom suprême » dont parlent certains textes ?
C’est une notion de la tradition soufie, selon la page des noms de Dieu. Elle parle d’un « Nom suprême », ism al-aʿẓam, censé être exaucé lorsqu’on invoque Dieu par lui. La page ne précise pas de quel nom il s’agit.
Voici ce que je retiens de ce point, avec prudence :
- Une notion de tradition. La page la rapporte comme une croyance soufie, pas comme un fait ;
- Un lien avec l’invocation. Elle concerne la prière et la supplication, pas des procédés ;
- Un titre proche chez al-Būnī. La page d’al-Būnī cite un texte intitulé « Sharḥ Ism Allāh al-aʿẓam », sans en donner le contenu ;
- Une limite. Rien n’établit, dans ces pages, qu’une pratique fasse obtenir ce qu’on demande.
C’est un sujet religieux sur lequel je ne tranche pas. Si la question te concerne dans ta foi, une personne compétente de ta tradition est mieux placée que moi pour te répondre.
Que disent les savants de l’usage des noms divins ?
Les avis sont partagés, et la page des noms de Dieu en rapporte seulement quelques-uns. Selon elle, la majorité des fatwas oblige à croire aux noms non révélés, mais interdit de les chercher sans preuve textuelle. Elle rapporte aussi qu’il est interdit de donner à Dieu des noms autres que ceux qu’il s’est donnés.
Voici ce que cela signifie, dit simplement :
- Un cadre strict. Les noms viennent du texte, pas de l’imagination ;
- Une prudence sur les ajouts. Chercher d’autres noms sans preuve est déconseillé, selon cette majorité ;
- Un usage dévotionnel établi. Prière, supplication et dhikr ;
- Un silence. La page ne traite pas des talismans ni des pratiques ésotériques concrètes.
Je ne sais donc pas, d’après ces pages, ce que les savants cités pensent de l’usage magique des noms que décrit la tradition attribuée à al-Būnī. Je ne l’invente pas, et je te conseille de te méfier de ceux qui prétendent le savoir sans citer de source.
Comment les lettres arabes entrent-elles dans cette tradition ?
Par la science des lettres, que la page d’al-Būnī nomme ʿilm al-ḥurūf et présente comme la valeur ésotérique des lettres. Les écrits d’al-Būnī en traitent, et ses carrés sont construits à partir de lettres, d’après la page.
Voici ce que les pages permettent de dire, sans aller plus loin :
- Un fil entre lettres et noms. Les carrés mentionnés utilisent les lettres d’un nom divin ;
- Une influence supposée. La page parle de Hurufis et de la New Lettrist International, avec la mention « citation needed » ;
- Une autre piste. Denis MacEoin, cité par la page, évoque un usage important de talismans et de lettres magiques chez les Bábis ;
- Aucun détail. La page ne décrit pas ces usages.
Pour comprendre la science des lettres en elle-même, Science des lettres en islam : qu’est-ce que l’ʿilm al-ḥurūf ? en présente les bases, et Qu’est-ce qu’un carré magique ? Définition, exemples et histoire explique ce qu’est un carré, indépendamment de tout nom divin.
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Ces noms ont-ils un pouvoir particulier ?
Aucune des pages lues ne le démontre. Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu. La page des noms de Dieu décrit une dévotion, pas des effets mesurables.
Je précise ce que cela veut dire concrètement :
- Pas de preuve. Les pages rapportent des croyances et des usages, elles ne vérifient pas de résultats ;
- Pas de consigne de ma part. Je ne donne ni nombre de répétitions, ni procédé, ni formule ;
- Pas de promesse. Je ne t’invite pas à essayer, et je me méfie de qui t’en promet un effet ;
- Un renvoi. Pour une question de santé, adresse-toi à un professionnel, et pour une question de foi, à une personne compétente de ta tradition.
Comment faire le tri entre ce qui est établi et ce qui est prétendu ?
En séparant trois niveaux, et en gardant le réflexe de demander la source. Voici ceux que je te propose :
- Le fait religieux. Les 99 noms, le hadith, les versets : c’est établi dans la tradition, avec des listes qui varient ;
- L’attribution. Un traité conservé et attribué à al-Būnī : la page le cite, sans en donner le contenu ;
- La prétention. Un effet obtenu par l’usage de ces noms : aucune page lue ne le démontre ;
- Le contrôle. Une phrase sans titre de livre ni chapitre ne peut pas être vérifiée.
Pour la valeur numérique des lettres, qui revient souvent dans ces discussions, Abjad : la numération par les lettres arabes, ses ordres et ses limites explique de quoi il s’agit.
En résumé
Les Asma ul Husna sont les 99 plus beaux noms de Dieu dans la tradition islamique, avec des listes qui varient. La page du Shams al-Maarif ne les mentionne pas, alors que la page d’al-Būnī cite un traité sur leurs usages magiques et des carrés construits à partir de lettres d’un nom divin, sans en donner le contenu.
Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu. Distinguer le fait religieux de la prétention te permet de lire sans te laisser guider par une formule.
Je suis maître marabout, avec plusieurs années d’expérience. J’ai pratiqué ces secrets pour moi-même et pour d’autres personnes, et je les ai transmis à des gens qui en ont été satisfaits. Mais le résultat vient de Dieu : tu peux ne pas en obtenir, comme moi ou comme d’autres.
Sources : article « Names of God in Islam » sur Wikipédia (en anglais), article « Ahmad al-Buni » sur Wikipédia (en anglais).
Questions fréquentes
Que veut dire Asma ul Husna ?
« Les plus beaux noms » de Dieu, traditionnellement comptés à 99, selon la page des noms de Dieu en islam.
Le Shams al-Maarif contient-il les 99 noms ?
La page du livre ne les mentionne pas. Celle d’Ahmad al-Būnī cite un traité sur leurs usages magiques, dont elle ne donne pas le contenu.
La liste des 99 noms est-elle unique ?
Non. Selon la page, plusieurs recueils rapportent des listes différentes, et certains savants jugent le nombre des noms infini.
Ces noms garantissent-ils un résultat ?
Non. Ce sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu.


