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Shams al-Maʿārif

Shams al Maarif version intégrale : intégrale, abrégée ou en extraits, comment faire la différence

Par Secret mystiquePublié le Mis à jour le 9 min de lecture
Shams al Maarif version intégrale Couverture de l'article

Une version intégrale du Shams al-Maarif est une version qui reprend tout le texte d’un manuscrit ou d’une édition de départ, sans coupes ni résumés. Comme le livre existe en plusieurs versions, il faut toujours demander : intégrale par rapport à quelle édition ?

Dans les recherches, le mot « intégrale » revient sans cesse, et il est souvent employé sans précision. Certains fichiers qui se disent intégraux ne sont que des extraits recopiés, d’autres reprennent la version courte, d’autres encore mélangent plusieurs textes sous un même titre. Cet article t’aide à faire la différence entre une version intégrale, une version abrégée et des extraits, et à poser les bonnes questions avant de lire.

Je suis maître marabout et je propose aussi ce livre sur ce site : les secrets dont je parle s’y trouvent. Je m’appuie sur la page de Wikipédia consacrée au livre et sur celle des carrés magiques, lues en anglais, et je te dis chaque fois ce qu’elles disent et ne disent pas.

Les secrets de ce sujet sont dans Le Grand Livre des Secrets Mystiques : découvre-le ici.

Que veut dire « version intégrale » pour le Shams al-Maarif ?

Une version qui ne retire rien au texte de départ, mais ce texte de départ doit être nommé. La page de Wikipédia décrit une forme contemporaine en deux volumes, la Kubra, plus longue, et la Sughra, plus courte, et précise qu’avant l’imprimerie trois volumes indépendants circulaient.

Pour qu’une version soit intégrale de façon claire, trois éléments doivent être indiqués :

  • L’édition de départ. Par exemple une édition imprimée de Beyrouth, plutôt que « le livre » ;
  • La version. Kubra, Sughra ou un assemblage précisé ;
  • L’absence de coupes. Aucun chapitre retiré ni résumé à la place du texte.

Sans ces trois précisions, le mot « intégrale » n’a pas de sens vérifiable. C’est un peu comme dire « le livre complet » sans dire de quel livre on parle.

Quelle différence entre intégrale, abrégée et extraits ?

La différence tient à ce qui est gardé et à ce qui est retiré. Voici comment je distingue les trois cas :

Type de versionCe qui est gardéCe qui manqueQuestion à poser
IntégraleTout le texte de l’édition de départRien, en principeQuelle édition ?
AbrégéeUne partie du texte, résumée ou raccourcieChapitres ou passagesQui a choisi les coupes ?
ExtraitsQuelques passages recopiésPresque tout le resteD’où viennent-ils ?
Version courteLa Sughra, texte à part entièreLa KubraEst-ce annoncé ?

La dernière ligne est importante. Une traduction de la Sughra peut être intégrale par rapport à la Sughra, sans être une traduction de la Kubra. Les deux ne se valent pas, et il faut le savoir avant de lire.

Pourquoi les versions abrégées et les extraits circulent-ils autant ?

Parce que le livre est long et difficile, et parce que d’autres livres ont repris ses morceaux. La page d’Ahmad al-Būnī affirme que la plupart des livres de mujarrabat sur la magie dans le monde musulman sont des extraits simplifiés du Shams al-Maarif. Je rapporte cette phrase comme une affirmation de la page, sans pouvoir la vérifier moi-même.

Ce que cela change pour toi :

  1. Beaucoup de contenus sont de seconde main. Ils reprennent des extraits d’extraits ;
  2. Les erreurs se transmettent. Une faute de copie circule ensuite partout ;
  3. Le contexte disparaît. On garde la formule, on perd l’avertissement qui l’entourait ;
  4. Le titre trompe. Un recueil d’extraits peut porter le même nom que le livre.

C’est pour cette raison que la lecture d’une version suivie, avec son contexte, est souvent plus utile que celle de morceaux détachés.

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Que contient le début du livre, selon la page ?

Des carrés magiques et des combinaisons de nombres et de lettres, selon la page de Wikipédia. Elle dit que les premiers chapitres présentent ces éléments, que l’auteur présumé disait nécessaires pour communiquer avec les djinns, les anges et les esprits.

Je ne détaille pas ces pratiques. Pour comprendre simplement de quoi il est question, la page des carrés magiques donne un contexte historique :

  • Jabir ibn Hayyan. Le premier carré de 3 sur 3 datable du monde islamique apparaît dans un traité d’alchimie qui lui est attribué ;
  • Les Ikhwan al-Safa. Une encyclopédie de Bagdad, vers 983, contient des exemples de carrés ;
  • La méthode de bordure. À la fin du Xe siècle, des mathématiciens du Moyen-Orient savaient construire des carrés bordés de tout ordre ;
  • Ahmad al-Būnī. La page le cite comme l’auteur d’une méthode de construction, avec une réserve sur son rôle d’inventeur.

Un carré magique est d’abord un objet mathématique : une grille de nombres où les sommes des lignes, des colonnes et des diagonales sont égales. Ce que le livre en dit relève d’une tradition qui lui prête des propriétés. Ce sont des pratiques de croyance que les marabouts utilisent, et le résultat vient de Dieu.

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Combien de chapitres une version intégrale doit-elle contenir ?

La page parle de chapitres non numérotés, jusqu’à 40 dans les éditions imprimées. Elle ne donne pas de liste précise, et je ne l’invente pas.

Voici ce qu’il faut retenir pour vérifier une version :

  1. Le nombre peut varier. Le découpage dépend de l’édition ;
  2. Les chapitres sont sans numéro. On les repère par leur titre ;
  3. Un sommaire aide. Une version sérieuse en présente un ;
  4. Une comparaison reste possible. Deux versions d’une même édition doivent avoir le même nombre de chapitres.

Si une version intégrale annonce un nombre de chapitres, demande quelle édition l’établit. Un nombre sans source n’est qu’un chiffre.

Comment vérifier qu’une version est vraiment intégrale ?

En posant cinq questions, que tu peux appliquer à n’importe quelle version, y compris la mienne :

  1. Quelle édition de départ ? Le nom de l’éditeur, la ville et l’année ;
  2. Quelle version ? Kubra, Sughra ou autre, annoncée clairement ;
  3. Y a-t-il un sommaire ? Les chapitres doivent pouvoir se compter ;
  4. Qui traduit ? Un nom, une démarche, des explications sur les termes techniques ;
  5. Y a-t-il des promesses ? Un texte intégral n’a aucune raison de garantir un résultat.

Pour aller plus loin sur la question de la qualité, Shams al-Maarif en français : comment juger la qualité d’une traduction ? détaille une méthode, et Shams al Maarif traduction française complète : ce que veut dire « complète » et comment la lire revient sur le mot « complète ».

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Pourquoi l’ordre des chapitres compte-t-il ?

Parce que le début du livre pose des notions que la suite reprend. La page indique que les premiers chapitres présentent les carrés et les combinaisons de nombres et de lettres. Lire la suite sans avoir lu ce début, c’est risquer de ne pas comprendre les mots employés.

Voici ce que tu perds quand l’ordre est cassé :

  • Les définitions. Un terme défini au début n’est plus expliqué plus loin ;
  • Les renvois. Un chapitre peut renvoyer à un autre, et le lien se perd ;
  • La logique d’ensemble. Un texte découpé en morceaux devient une liste de formules ;
  • Les avertissements. Ils se trouvent souvent à côté de ce qu’ils encadrent.

Une version intégrale garde l’ordre du texte de départ. C’est l’un des avantages concrets d’une lecture suivie, avant même de parler de contenu.

Que faire si tu possèdes déjà une version ?

La garder, la comparer et la lire avec les mêmes questions. Une version que tu as déjà n’est pas mauvaise par principe, mais tu ne sais peut-être pas ce qu’elle est.

Voici comment procéder, simplement :

  1. Cherche une mention d’édition. Dans l’introduction ou à la fin du fichier ;
  2. Compte les chapitres. Compare avec le nombre annoncé par la source de départ ;
  3. Lis un passage dans deux versions. Repère ce qui diffère ;
  4. Note les coupes. Un passage qui manque est un signal ;
  5. Décide ensuite. Tu verras si tu as besoin d’une autre version.

Quels pièges éviter avec les fichiers qui se disent intégraux ?

Les plus fréquents tiennent à l’anonymat et au manque de précision. Voici ceux que je te conseille de surveiller :

  • Un fichier sans nom. Ni traducteur, ni édition, ni date ;
  • Un titre qui ne dit rien. « Shams al-Maarif complet » sans plus de détails ;
  • Une promesse. Un texte qui annonce un résultat sûr ne peut pas le tenir ;
  • Un mélange. Plusieurs textes réunis sous un seul titre, sans le dire ;
  • Un manuscrit « rare ». La page ne donne qu’un manuscrit de Damas au contenu cosmologique, et elle ne dresse pas de liste de manuscrits.

Ce dernier point rappelle que le même titre peut recouvrir un autre livre. Pour l’histoire du texte, Shams al Maarif histoire : d’al-Būnī aux éditions imprimées, repères et incertitudes donne les repères connus, avec leurs contradictions.

Ma traduction est-elle une version intégrale ?

J’ai traduit le texte intégralement, et je l’ai rassemblé dans un pack. La page de présentation du pack te permet de voir ce qui est proposé, sans t’engager à rien.

Je te conseille de lui appliquer les cinq questions de la section précédente, comme à toute autre version. Je ne détaille pas ici son contenu, car ce n’est pas le rôle de cet article. Mon rôle est de t’aider à poser les bonnes questions.

Pour comparer avec d’autres offres, Où acheter Shams al Maarif en français : comment choisir une version fiable sans te tromper donne des critères de choix.

Quelles précautions prendre en lisant une version intégrale ?

Garder la lecture et la pratique séparées. Voici mes précautions :

  1. Lis avant de croire. Le livre décrit des traditions ;
  2. Ne cherche pas de garantie. Aucun résultat n’est garanti, et aucune source lue ne démontre un effet ;
  3. Écarte les conseils médicaux. Pour la santé, consulte un professionnel de santé ;
  4. Demande conseil. Pour toute pratique, adresse-toi à une personne compétente de ta tradition ;
  5. Garde du recul. L’attribution à al-Būnī est discutée, et la Kubra est une compilation de plusieurs auteurs.

Pour lire sans te lancer dans des pratiques, Lire Shams al-Maarif sans pratiquer : est-ce possible et comment faire ? te propose une lecture pas à pas.

En résumé

Une version intégrale du Shams al-Maarif reprend tout le texte d’une édition de départ nommée, sans coupes. Il faut toujours demander quelle édition et quelle version, Kubra ou Sughra, car une version peut être intégrale par rapport à un texte et pas à un autre.

Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu. Compare, pose tes questions, puis choisis à ton rythme.

Je suis maître marabout, avec plusieurs années d’expérience. J’ai pratiqué ces secrets pour moi-même et pour d’autres personnes, et je les ai transmis à des gens qui en ont été satisfaits. Mais le résultat vient de Dieu : tu peux ne pas en obtenir, comme moi ou comme d’autres.

Ce que tu lis ici est un aperçu : les secrets complets sont dans Le Grand Livre des Secrets Mystiques.

Sources : article « Shams al-Ma’arif » sur Wikipédia (en anglais), article « Magic square » sur Wikipédia (en anglais).

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’une version intégrale du Shams al-Maarif ?

Une version qui reprend tout le texte d’une édition de départ nommée, sans coupes ni résumés.

Quelle différence entre la Kubra et la Sughra ?

Selon Wikipédia, la Kubra est la grande version, une compilation de plusieurs auteurs, et la Sughra la version courte.

Comment reconnaître des extraits ?

Ils ne citent ni édition, ni chapitre, ni traducteur, et ne couvrent qu’une petite partie du livre.

Le livre promet-il un résultat ?

Non. Ce sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu.

Rédigé par Secret mystique

Je publie sous le pseudonyme Secret mystique. J'ai traduit le Shams al-Maʿārif en français, et ce travail de traduction est le point de départ de ce site. J'y raconte ce que disent les sources que j'ai lues, j'indique ce qu'elles ne disent pas, et je ne prétends pas détenir une autorité religieuse ou savante. Pour toute question de pratique, adresse-toi à une personne compétente de ta tradition.