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Shams al-Maʿārif

Shams al Maarif traduction française complète : ce que veut dire « complète » et comment la lire

Par Secret mystiquePublié le Mis à jour le 10 min de lecture
Shams al Maarif traduction française complète Couverture de l'article

Une traduction française complète du Shams al-Maarif est une traduction qui rend en français l’ensemble du texte arabe, sans résumés ni extraits. Le mot « complète » est pourtant délicat, car ce livre existe en plusieurs versions, et la page de Wikipédia que j’ai lue ne mentionne aucune traduction française.

Beaucoup de gens cherchent « Shams al Maarif traduction française complète » et tombent sur des extraits, des listes de formules ou des pages qui copient les mêmes passages. Ce que tu veux, en général, c’est un texte suivi que tu peux lire de bout en bout, avec le contexte. Cet article t’explique ce que « complète » peut vouloir dire, ce qui existe ailleurs et comment juger une traduction avant de la lire.

Je suis l’auteur de la traduction proposée sur ce site. Je te le dis dès le début, pour que tu lises la suite en connaissance de cause : j’explique d’abord ce qui est établi, puis je te dis où trouver mon travail.

Les secrets de ce sujet sont dans Le Grand Livre des Secrets Mystiques : découvre-le ici.

Que veut dire « traduction française complète » ?

Une traduction qui couvre tout le texte arabe, selon l’usage courant du mot. Elle ne résume pas, ne saute pas de chapitres et ne garde pas seulement les passages les plus connus.

Pour ce livre, trois choses sont à vérifier :

  • Le texte de départ. Quelle version arabe a été traduite ?
  • La couverture. Tous les chapitres, ou seulement une partie ?
  • La fidélité. Les mots techniques sont-ils rendus de façon cohérente ?

Une traduction peut donc être « complète » par rapport à son texte de départ, sans l’être par rapport à toutes les versions du livre. C’est la raison pour laquelle je te conseille de demander, à chaque fois, complète par rapport à quoi.

Je précise que la page de Wikipédia que j’ai lue, en anglais, ne mentionne ni traduction française, ni édition du Caire. Cela ne prouve pas que rien n’existe ailleurs, seulement que cette page ne le dit pas.

Pourquoi le mot « complète » est-il difficile à définir ?

Parce que le Shams al-Maarif n’est pas un livre unique, selon la page. Elle décrit une forme contemporaine en deux volumes, la Kubra, la plus longue, et la Sughra, la plus courte, et elle dit qu’avant l’imprimerie trois volumes indépendants circulaient, de longueurs différentes.

Voici ce que la page apporte sur ce point :

ÉlémentCe que dit la pageConséquence pour une traduction
Deux versions impriméesKubra (grande) et Sughra (courte)Il faut dire laquelle est traduite
Avant l’imprimerieTrois volumes indépendants, de longueurs différentesPas de texte unique de référence
Contenu de la KubraCompilation de plusieurs auteurs, dont des textes d’al-Būnī et d’al-BisṭāmīLa notion d’auteur est discutée
ChapitresNon numérotés, jusqu’à 40 dans les éditions impriméesLe découpage varie
Manuscrit de DamasMême titre, contenu cosmologique et non magiqueUn titre peut cacher un autre livre

Cette dernière ligne montre bien le piège. Le même titre désigne, selon la page, le traité court, le traité inclus dans la Kubra et un manuscrit de Damas au contenu différent. Une traduction « complète » d’un de ces textes n’est donc pas une traduction de tous.

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Existe-t-il d’autres traductions du Shams al-Maarif ?

Oui, dans d’autres langues, selon la page. Voici ce qu’elle cite, avec les réserves qu’elle donne elle-même :

  1. Anglais. Une traduction partielle d’Amina Inloes, publiée par Revelore Press sous le titre The Sun of Knowledge, en 2022 ;
  2. Anglais encore. Une traduction centrée sur les talismans et les carrés magiques, par Johann Voldemont, en 2023 ;
  3. Espagnol. Une traduction partielle et une première édition comparative par Jaime Coullaut Cordero, à l’université de Salamanque ;
  4. Ourdou et turc. Des éditions à Karachi, en 1978 pour l’ourdou, et à Istanbul, en 1979, pour le turc.

La page contient aussi une phrase selon laquelle une traduction en anglais n’avait pas été entreprise. Elle est antérieure à 2022, et je la tiens pour dépassée, puisque la page cite elle-même la traduction partielle de cette année-là.

Pour le français, la page ne dit rien. C’est pourquoi la qualité d’une traduction française se juge sur pièces, et non sur une liste. Pour un guide plus détaillé sur ce point, Shams al-Maarif en français : comment juger la qualité d’une traduction ? donne une méthode pas à pas.

Sur quelles éditions arabes repose une traduction ?

Sur les éditions imprimées modernes, en général, selon la page. Elle indique que la première édition moderne a paru à Beyrouth en 1985, et cite des éditions de Beyrouth chez Al Nour Library, la Sughra en 2005 et la Kubra en 2006.

Voici comment je lis ces informations :

  • Une base imprimée. La plupart des lecteurs travaillent sur des éditions, pas sur des manuscrits ;
  • Plusieurs éditeurs. Les textes imprimés ne sont pas strictement identiques ;
  • Un manuscrit du début du XVIIe siècle. La page en montre une copie en image, sans autre détail ;
  • Une absence. La page ne dresse pas de liste de manuscrits, et je ne l’invente pas.

Un traducteur sérieux doit donc dire sur quelle édition il s’est appuyé. Si cette mention manque, tu ne peux pas savoir ce que tu lis.

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Que dit-on du livre et de son auteur ?

Des choses très contrastées, selon la page. L’attribution à Ahmad al-Būnī est contestée, et le texte est considéré par certains comme pseudépigraphique, c’est-à-dire écrit sous un nom qui n’est pas celui du véritable auteur.

Voici les points de controverse que la page relève :

  • La date d’al-Būnī. Mort vers 1225, mais la page parle une fois du XIIIe siècle et ailleurs de la fin du XIIe ou du début du XIIIe ;
  • Un texte composite. La Kubra regroupe plusieurs auteurs, enrichie par al-Bisṭāmī, un savant ottoman du XVe siècle ;
  • Des anachronismes. Jean-Charles Coulon, cité par la page, y voit un corpus attribué à tort à al-Būnī ;
  • Des critiques anciennes. Ibn Taymiyya a critiqué le livre, selon la page ;
  • Une interdiction. Après l’édition de 1985, le gouvernement saoudien l’a interdit, d’après la page.

Je rapporte ces éléments sans trancher. Pour replacer l’auteur, Qui est Al-Buni ? Un maître soufi derrière la légende fait le point sur ce que l’on sait. Et pour la question de sa mort, Mort d’al-Buni : en quelle année, et que sait-on vraiment ? montre pourquoi les dates restent fragiles.

Que peux-tu attendre de la lecture du livre ?

Un texte ancien, difficile et composite, selon la page. Elle indique que les premiers chapitres présentent des carrés magiques et des combinaisons de nombres et de lettres, que l’auteur présumé disait nécessaires pour communiquer avec les djinns, les anges et les esprits.

Il faut garder deux idées séparées :

  1. Ce que le livre affirme. Ce sont des croyances et des pratiques de tradition ;
  2. Ce que tu peux constater. Un texte lu, des mots, des tableaux, des traditions ;
  3. Ce qui n’est pas établi. Aucun résultat n’est garanti, et aucune source lue ne démontre un effet.

Lire le texte te permet de te faire ta propre idée, au lieu de t’appuyer sur ce que racontent des vidéos ou des extraits. Je ne te demande pas de croire quoi que ce soit, et je ne te conseille pas de pratiquer. Si une pratique t’intéresse, demande l’avis d’une personne compétente de ta tradition.

Un conseil pratique pour une première lecture : avance lentement, note les mots que tu ne connais pas et reviens sur l’introduction une fois le premier chapitre terminé. Un texte de ce genre se comprend mieux à la deuxième lecture, quand tu reconnais les termes qui reviennent et les procédés d’écriture de l’auteur ou des auteurs.

Pourquoi lire le texte entier plutôt que des extraits ?

Parce qu’un extrait enlève le contexte, et que ce livre en a besoin. Un passage isolé, recopié sur un site ou dans une vidéo, ne te dit ni de quel chapitre il vient, ni ce qui le précède, ni à quelle tradition il se rattache.

Voici ce que tu perds quand tu ne lis que des morceaux :

  • L’ordre du livre. Les premiers chapitres posent des notions que les suivants reprennent ;
  • Les mises en garde. Elles se trouvent souvent ailleurs que dans le passage qui circule ;
  • Les variantes. Un même passage peut changer d’une édition à l’autre ;
  • Le sens des mots. Un terme technique s’éclaire quand on le voit revenir plusieurs fois.

Je ne dis pas qu’un texte entier te donnera des réponses toutes faites. Je dis seulement qu’il te permet de juger par toi-même, au lieu de dépendre de ce que d’autres ont choisi de te montrer. Et cette lecture n’engage à aucune pratique.

Comment vérifier une traduction avant de la lire ?

En posant cinq questions simples. Voici mes réflexes :

  1. Quel texte de départ ? Kubra, Sughra, ou autre, et quelle édition ;
  2. Complète comment ? Tous les chapitres, ou une sélection ;
  3. Qui traduit, et avec quelles notes ? Un texte sans explication des termes techniques est difficile à suivre ;
  4. Les mots arabes sont-ils rendus de façon cohérente ? Un même mot ne doit pas changer de sens d’une page à l’autre ;
  5. Y a-t-il des promesses ? Méfie-toi de tout ce qui garantit un résultat : aucun texte sérieux ne peut le faire.

Pour lire sans te lancer dans des pratiques, Lire Shams al-Maarif sans pratiquer : est-ce possible et comment faire ? propose une lecture pas à pas, à ton rythme.

Où trouver la traduction proposée sur ce site ?

Dans un pack, que tu peux consulter en cliquant sur le lien ci-dessous. J’ai traduit le texte intégralement, et c’est le seul endroit où je le propose. Je ne détaille pas ici son contenu, pour que tu voies la page de présentation par toi-même et que tu décides sans pression.

Une dernière précaution. Quand on cherche un livre pareil, on tombe aussi sur des fichiers de provenance inconnue, sans nom de traducteur ni édition de départ. Si tu hésites, pose-toi les cinq questions de la section précédente avant de te décider.

Obtiens Le Grand Livre des Secrets Mystiques et pratique ces secrets toi-même.

En résumé

Une traduction française complète du Shams al-Maarif doit préciser quelle version arabe elle suit, car le livre existe en plusieurs formes, avec une Kubra et une Sughra, et son attribution à al-Būnī est discutée. D’autres langues disposent de traductions partielles, et la page lue ne mentionne aucune traduction française.

Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu. Lire le texte en entier, avec le contexte, reste la meilleure façon de te faire ta propre idée.

Je suis maître marabout, avec plusieurs années d’expérience. J’ai pratiqué ces secrets pour moi-même et pour d’autres personnes, et je les ai transmis à des gens qui en ont été satisfaits. Mais le résultat vient de Dieu : tu peux ne pas en obtenir, comme moi ou comme d’autres.

Ce que tu lis ici est un aperçu : les secrets complets sont dans Le Grand Livre des Secrets Mystiques.

Sources : article « Shams al-Ma’arif » sur Wikipédia (en anglais).

Questions fréquentes

Une traduction française complète du Shams al-Maarif existe-t-elle ?

La page de Wikipédia lue n’en mentionne aucune. J’ai moi-même traduit le texte intégralement, et le pack est présenté sur ce site.

Quelle est la différence entre la Kubra et la Sughra ?

Selon la page, la Kubra est la grande version, une compilation de plusieurs auteurs, et la Sughra est la version courte.

Le livre est-il vraiment d’al-Būnī ?

Son attribution est contestée selon la page, qui évoque un texte composite et des anachronismes.

Le livre promet-il un résultat ?

Ce sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu.

Rédigé par Secret mystique

Je publie sous le pseudonyme Secret mystique. J'ai traduit le Shams al-Maʿārif en français, et ce travail de traduction est le point de départ de ce site. J'y raconte ce que disent les sources que j'ai lues, j'indique ce qu'elles ne disent pas, et je ne prétends pas détenir une autorité religieuse ou savante. Pour toute question de pratique, adresse-toi à une personne compétente de ta tradition.