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Shams al-Maʿārif

Shams al Maarif français intégral : lire un texte arabe en français, ce que l’on gagne et ce que l’on perd

Par Secret mystiquePublié le Mis à jour le 10 min de lecture
Shams al Maarif français intégral Couverture de l'article

Un Shams al-Maarif en français intégral est un texte arabe traduit en entier dans cette langue, sans coupes ni résumés. D’après la page de Wikipédia sur le livre, aucune traduction française n’y est mentionnée. Pour juger une version, il faut regarder le texte de départ, les noms propres, la transcription et l’honnêteté du traducteur.

Je suis maître marabout et je propose aussi ce livre sur ce site : les secrets dont je parle s’y trouvent. Cet article ne répète pas ce que disent Shams al Maarif traduction française complète : ce que veut dire « complète » et comment la lire et Shams al Maarif version intégrale : intégrale, abrégée ou en extraits, comment faire la différence. Ici, je m’intéresse à ce qui se passe quand un texte arabe passe en français.

Je m’appuie sur la page de Wikipédia consacrée au livre et sur celle consacrée à la romanisation de l’arabe, lues en anglais. Je signale ce qu’elles ne disent pas, et je ne promets aucun résultat.

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Que veut dire « français intégral » pour ce livre ?

Cela veut dire que tout le texte traduit existe en français, du premier chapitre au dernier, et pas seulement une sélection. Pour ce livre, la formule demande de savoir de quel texte on part, car la page de Wikipédia décrit une forme complexe.

Voici ce que la page rapporte sur la structure :

  • Deux volumes aujourd’hui. La Kubra, la plus longue, et la Sughra ;
  • Trois volumes avant l’imprimerie. Ils circulaient indépendamment, avec des longueurs différentes ;
  • Des chapitres non numérotés. La table des matières des éditions imprimées compte des chapitres, les faṣl, allant jusqu’à 40 ;
  • Un silence sur la taille. La page ne donne ni le nombre de pages ni le nombre exact de chapitres.

« Intégral » ne veut donc rien dire tant qu’on n’a pas précisé : intégral par rapport à quelle édition ? C’est la première question à poser à toute version en français.

Existe-t-il d’autres traductions du livre dans le monde ?

La page en cite plusieurs, dans des langues autres que le français, et elle se contredit légèrement sur la question. Elle affirme d’abord qu’une traduction anglaise n’a pas été entreprise, puis en cite deux : une sélection partielle d’Amina Inloes en 2022, et une traduction de Johann Voldemont en 2023, centrée sur les talismans et les carrés magiques.

Voici ce que la page donne sur les langues :

LangueCe que dit la pageMa réserve
OurdouUne édition à Karachi en 1978La page ne dit pas si elle est complète
TurcUne édition à Istanbul en 1979La page ne dit pas si elle est complète
AnglaisUne sélection partielle en 2022, une traduction centrée sur les talismans en 2023La page se contredit sur le caractère « entrepris »
EspagnolUne traduction partielle avec édition comparative de Jaime Coullaut CorderoCité seulement dans les références
FrançaisAucune mentionCela ne prouve pas qu’il n’existe rien

Je n’en tire qu’une conclusion prudente : parmi les traductions que la page cite, plusieurs sont partielles. Cela rend la question « intégral » encore plus utile à poser.

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Qu’est-ce qui change quand on passe de l’arabe au français ?

Beaucoup de choses, et la page sur la romanisation de l’arabe en donne une idée précise. D’après elle, la romanisation sert à noter l’arabe en alphabet latin, notamment pour transcrire des noms et des titres, cataloguer des ouvrages ou enseigner la langue.

Le même texte arabe peut donc s’écrire de plusieurs façons en français :

  • Les consonnes emphatiques. Les systèmes les notent avec un point souscrit ou une cédille, selon le cas ;
  • Les voyelles longues. Elles se marquent par un macron ou par un accent circonflexe ;
  • La hamza et la ʿayn. Leurs symboles se confondent facilement ;
  • L’article « al- ». Il se prononce différemment devant les lettres dites solaires et lunaires, d’où des choix d’écriture.

C’est ce qui explique que tu rencontres « Shams al-Maarif », « Shams al-Ma’arif » ou « Shams al-Maʿārif » : ce n’est pas le livre qui change, c’est la façon de noter. La page précise qu’une graphie improvisée ne permet pas de retrouver l’original arabe.

Quel système de transcription est utilisé en français ?

Plusieurs coexistent, d’après la page, et aucun n’est présenté comme le seul bon. Elle retient trois systèmes comme standards scientifiques : ALA-LC, DMG et IGN.

La page apporte ces précisions :

  1. ALA-LC. Un système américain, de 1991 ;
  2. DMG. Un système allemand, de 1935 ;
  3. IGN. Un système français de 1973, qui respecte l’orthographe française et que la page dit préféré dans les pays francophones, comme le Maghreb et le Liban ;
  4. L’arabe de chat. Une solution informelle pour taper au clavier latin, pas un système scientifique.

La page ne détaille pas les règles complètes de ces systèmes et ne recommande aucun système unique. Je ne te dis donc pas lequel est le meilleur. Je te dis seulement que, devant une version en français, il est utile de se demander si le système est annoncé, et s’il est appliqué de la même façon d’un bout à l’autre.

Comment les noms propres posent-ils problème ?

Ils se transcrivent de façon très variable. La page sur la romanisation donne l’exemple du nom de Kadhafi, qui s’écrit de nombreuses manières, et celui d’Omar Khayyam, écrit « Omar Chajjam » en allemand pour le même nom arabe.

Pour ce livre, la page évoque plusieurs noms qu’un lecteur rencontre :

  • Ahmad al-Būnī. L’auteur auquel le livre est attribué, aussi écrit al-Buni ou Bouni ;
  • Al-Bisṭāmī. Un commentateur du XVe siècle cité par la page ;
  • Ibn Taymiyya. Le juriste qui a critiqué le livre ;
  • Ibn Jibrin. Le savant saoudien dont la page mentionne une fatwa.

Un lecteur qui cherche ces noms sur internet doit les chercher sous plusieurs graphies. Pour retrouver l’auteur, Qui est Al-Buni ? Un maître soufi derrière la légende présente ce que les sources en disent.

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Que perd-on, que gagne-t-on, en lisant en français ?

On gagne une lecture suivie dans une langue maîtrisée, et on perd une partie de la précision de l’original. Les deux faces comptent.

Voici comment je les range :

On gagneOn perd
Une lecture continue, sans devoir déchiffrer chaque phraseLa double lecture de certains mots arabes qui portent plusieurs sens
Un texte que l’on peut relire, comparer, discuterLes jeux sur les lettres et les nombres, que la page place dans les premiers chapitres
Des notes qui expliquent les termes techniquesLa mise en page des carrés et des tableaux, qui demande une reproduction soignée
La possibilité de voir le texte en entierLa musique de l’arabe, qui ne passe pas dans la traduction

Je ne prétends pas qu’une traduction remplace l’original. Elle donne accès au sens, avec ses limites, et un bon traducteur les signale au lieu de les cacher.

À quoi reconnaît-on une traduction honnête ?

À ce qu’elle dit d’où elle vient, ce qu’elle a fait, et ce qu’elle n’a pas pu faire. Voici cinq signes à chercher dans n’importe quelle version :

  1. Le texte de départ est nommé. Kubra, Sughra, édition de 1985 à Beyrouth ou autre ;
  2. Les choix sont expliqués. Transcription, termes laissés en arabe, notes ;
  3. Les passages douteux sont signalés. Un texte composite contient des endroits où l’on hésite ;
  4. Le traducteur se présente. Un nom, une démarche, pas seulement un titre accrocheur ;
  5. Aucun résultat n’est promis. Aucune traduction ne rend un texte efficace.

La page de Wikipédia rappelle d’ailleurs que le même titre peut désigner des textes différents, puisqu’un manuscrit de Damas portant ce nom a, selon elle, un contenu cosmologique et non magique. Pour comparer des offres, Où acheter Shams al Maarif en français : comment choisir une version fiable sans te tromper propose des critères.

Que dit la page du livre lui-même ?

Qu’il s’agit d’un grimoire attribué à Ahmad al-Būnī, dont l’attribution est discutée, et que son histoire est contrastée. Voici l’essentiel de ce que la page rapporte :

  • Une attribution contestée. Jean-Charles Coulon, cité par la page, y voit un texte pseudépigraphique, en relevant des anachronismes ;
  • Un contenu. Les premiers chapitres portent sur les carrés magiques et les combinaisons de lettres et de nombres ;
  • Des éditions modernes. La première impression moderne date de 1985 à Beyrouth, suivie d’une interdiction en Arabie saoudite ;
  • Une réception partagée. Ibn Taymiyya l’a critiqué, tandis que certains ordres soufis, comme la Naqshbandi-Haqqani, lui reconnaissent une valeur spirituelle potentielle, à condition de le comprendre.

Je ne te dis pas ce qu’il faut penser de ces avis. Pour les repères historiques, Shams al Maarif histoire : d’al-Būnī aux éditions imprimées, repères et incertitudes donne les points de départ avec leurs incertitudes.

Obtiens Le Grand Livre des Secrets Mystiques et pratique ces secrets toi-même.

Que ne dit pas la page de Wikipédia ?

Plusieurs choses, et il vaut mieux le savoir avant de te fier à un résumé. Elle ne mentionne aucune traduction en français, ne donne ni le nombre de pages ni le nombre exact de chapitres, et ne date pas l’interdiction saoudienne.

Elle comporte aussi une mention « citation needed » à propos d’un texte compagnon, le Manba’ Usul al-Hikmah. La page sur la romanisation en comporte également pour la distinction entre transcription et translittération. Quand une affirmation n’est pas sourcée, je ne la présente pas comme un fait.

Quelles précautions prendre en lisant ?

Lire ne t’engage à aucune pratique, et je te conseille de rester dans la lecture. Voici mes précautions :

  1. Lis avant de croire. Le livre décrit des traditions ; ce que tu en fais t’appartient ;
  2. Ne cherche pas de garantie. Aucune source lue ne démontre qu’un effet est produit ;
  3. Écarte les conseils médicaux. Pour la santé, adresse-toi à un professionnel de santé ;
  4. Demande conseil. Pour toute pratique, consulte une personne compétente de ta tradition ;
  5. Garde un regard critique. Méfie-toi de ceux qui te promettent la richesse, l’amour ou la protection.

Les pratiques décrites sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu. Pour une lecture sans pratique, Lire Shams al-Maarif sans pratiquer : est-ce possible et comment faire ? te propose une méthode pas à pas.

En résumé

Un Shams al-Maarif en français intégral est un texte arabe traduit en entier, et sa valeur dépend du texte de départ, de la transcription des noms et de l’honnêteté du traducteur. Selon la page de Wikipédia, plusieurs traductions existent dans d’autres langues, souvent partielles, et aucune traduction française n’y est mentionnée.

Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu. Compare, lis, puis décide à ton rythme.

Je suis maître marabout, avec plusieurs années d’expérience. J’ai pratiqué ces secrets pour moi-même et pour d’autres personnes, et je les ai transmis à des gens qui en ont été satisfaits. Mais le résultat vient de Dieu : tu peux ne pas en obtenir, comme moi ou comme d’autres.

Ce que tu lis ici est un aperçu : les secrets complets sont dans Le Grand Livre des Secrets Mystiques.

Sources : article « Shams al-Ma’arif » sur Wikipédia (en anglais), article « Romanization of Arabic » sur Wikipédia (en anglais).

Questions fréquentes

Que veut dire « français intégral » pour le Shams al-Maarif ?

Que tout le texte traduit existe en français, sans coupes. Il faut aussi préciser de quelle édition on part, car la page décrit des volumes et des versions différents.

Pourquoi les noms s’écrivent-ils de plusieurs façons ?

Parce que plusieurs systèmes de transcription de l’arabe coexistent, d’après la page sur la romanisation, et que les graphies improvisées varient beaucoup.

Existe-t-il une traduction française du livre ?

La page de Wikipédia sur le livre n’en mentionne aucune. Je ne peux pas dire ce qu’elle ignore, et j’ai traduit moi-même le texte, présenté dans un pack.

Le livre garantit-il un résultat ?

Non. Ce sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu.

Rédigé par Secret mystique

Je publie sous le pseudonyme Secret mystique. J'ai traduit le Shams al-Maʿārif en français, et ce travail de traduction est le point de départ de ce site. J'y raconte ce que disent les sources que j'ai lues, j'indique ce qu'elles ne disent pas, et je ne prétends pas détenir une autorité religieuse ou savante. Pour toute question de pratique, adresse-toi à une personne compétente de ta tradition.