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Shams al-Maʿārif

Shams al Maarif Maroc : lire le livre en français, repères pour les lecteurs marocains

Par Secret mystiquePublié le Mis à jour le 10 min de lecture
Shams al Maarif Maroc Couverture de l'article

Si tu lis depuis le Maroc, tu peux consulter la traduction française du Shams al-Maarif que j’ai faite, présentée dans un pack, sur une page qui s’ouvre aussi bien depuis un téléphone que depuis un ordinateur. Avant de décider, vérifie la version traduite, la couverture du texte et l’absence de promesses.

Le livre est connu de nom bien au-delà de ses lecteurs, et il circule souvent par des extraits sans source. Lire le texte d’un bout à l’autre, dans une langue que tu maîtrises, change la façon dont on le juge : on voit ce qu’il dit, et ce qu’il ne dit pas. Cet article te donne des repères sur le livre, sur le contexte marocain d’après deux pages de Wikipédia, et sur la manière de choisir une version fiable.

Je suis maître marabout et je propose aussi ce livre sur ce site : les secrets dont je parle s’y trouvent. Je m’appuie sur les pages de Wikipédia consacrées au livre, au Maroc et à l’islam dans ce pays, lues en anglais, et je signale ce qu’elles ne disent pas.

Les secrets de ce sujet sont dans Le Grand Livre des Secrets Mystiques : découvre-le ici.

Peut-on lire le Shams al-Maarif en français depuis le Maroc ?

Oui, en consultant la traduction française que j’ai faite, présentée dans un pack. Le texte est traduit intégralement, et la page de présentation est accessible par les liens de cet article.

Voici ce que je peux te dire sans détailler le contenu du pack :

  • Une lecture en français. Le texte est rendu en entier dans cette langue ;
  • Une page de présentation. Tu y vois ce qui est proposé avant toute décision ;
  • Un accès simple. La page s’ouvre depuis un téléphone comme depuis un ordinateur ;
  • Aucun résultat promis. Le livre décrit des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu.

Je ne sais pas quelles conditions locales peuvent jouer chez toi, et je ne promets rien à ce sujet. Le plus simple est d’ouvrir la page et de regarder par toi-même ce qui est présenté.

Quelles langues parle-t-on au Maroc ?

Plusieurs, d’après la page de Wikipédia sur le pays. Elle indique que l’arabe et l’amazigh sont les langues officielles, et que le dialecte marocain, la darija, est largement parlé et sert de langue véhiculaire. Elle classe le français parmi les langues étrangères, avec l’anglais et l’espagnol, sans préciser son statut juridique.

Voici les chiffres que la page donne pour 2024 :

LangueCe que dit la pageMa réserve
Arabe92,7 % de la population, dont 91,9 % pour l’arabe marocainLes totaux dépassent 100 %
Langues berbères24,8 %, dont le tachelhit, le tamazight et le tarifitLa page n’explique pas l’écart
FrançaisAucun chiffreCela ne dit pas combien le lisent

Je te donne ces chiffres tels qu’ils sont, et je ne les interprète pas au-delà. La page ne donne ni la part de francophones ni le taux d’alphabétisation. Mon texte est en français, et je ne propose pas de version en arabe ni en amazigh. Pour le texte arabe, Shams al Maarif en arabe : éditions, difficultés et choix d’une version en parle.

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Quelle place pour l’islam au Maroc ?

Une place très majoritaire, d’après les pages lues. La page sur le pays donne 99,68 % de musulmans en 2020, dont 99,23 % de sunnites et 0,45 % de chiites, et la page sur l’islam au Maroc parle de plus de 99 % de la population, avec l’islam pour religion d’État. Ces chiffres sont ceux des pages, et je ne les ai pas vérifiés ailleurs.

La page sur l’islam au Maroc ajoute plusieurs éléments :

  1. Une arrivée ancienne. L’islam arrive en 681, lors d’une expédition arabe menée par Uqba ibn Nafi ;
  2. Le rite malikite. Les Almoravides, entre 1040 et 1147, font du rite malikite le plus influent, et la plupart des musulmans marocains sont sunnites malikites, selon Pew ;
  3. Une politique religieuse. En 2016, le gouvernement lance une stratégie de renforcement du rite malikite ;
  4. Des courants minoritaires. Le mouvement salafiste est décrit comme petit, et d’autres courants représentent 1 % des musulmans.

La même page ne parle pas des confréries soufies, des zaouïas, des saints ni de la Qarawiyyin, et ne nomme pas le Shams al-Maarif. Elle contient aussi des incohérences, par exemple sur les dates des Almoravides et des Almohades. Pour comprendre le soufisme en général, Qu’est-ce que le soufisme ? Définition, origines et grands ordres présente les grands ordres, d’après une autre page.

Le soufisme marocain a-t-il un lien avec ce livre ?

Les pages lues n’en établissent aucun. La page sur l’islam au Maroc ne développe pas le soufisme, qui n’apparaît que dans les titres de sa bibliographie, et la page du livre parle d’un grimoire attribué à Ahmad al-Būnī. Aucune des deux ne dit que des confréries marocaines utilisent ce livre.

Je dois être clair sur ce que cela veut dire :

  • Aucun lien documenté. Les deux pages ne se rejoignent pas sur ce point ;
  • Une absence n’est pas une preuve. Cela ne prouve pas que le livre n’a jamais circulé dans le pays, cela prouve seulement que ces pages n’en parlent pas ;
  • Pas d’invention. Je ne te raconte pas une histoire locale que je ne peux pas sourcer ;
  • Une piste. Pour les copies anciennes du livre, Shams al Maarif manuscrit arabe : ce que l’on sait des copies anciennes et comment lire un colophon dit ce que les sources permettent d’affirmer.

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Que dit la page du livre ?

Que le Shams al-Maarif est un grimoire attribué à Ahmad al-Būnī, dont l’attribution est discutée. Elle décrit une forme contemporaine en deux volumes, la Kubra et la Sughra, et dit qu’avant l’imprimerie trois volumes indépendants circulaient.

Voici les points qui comptent le plus pour un lecteur :

  • Un texte composite. La Kubra regroupe plusieurs auteurs, dont al-Bisṭāmī ;
  • Des éditions du XXe siècle. La première édition moderne date de 1985 à Beyrouth, selon la page ;
  • Une réputation contrastée. Le livre a été critiqué par Ibn Taymiyya et interdit par le gouvernement saoudien après 1985 ;
  • Une lecture parfois nuancée. Certains ordres soufis y reconnaissent une valeur spirituelle potentielle, à condition de le comprendre.

Je ne te dis pas ce qu’il faut penser de ces avis. Je te les donne pour que tu saches que le livre est discuté, y compris dans le monde musulman, et que tu puisses te faire ta propre idée. Pour l’histoire du texte, Shams al Maarif histoire : d’al-Būnī aux éditions imprimées, repères et incertitudes donne les repères avec leurs contradictions.

Pourquoi une lecture suivie change-t-elle la compréhension ?

Parce que ce livre se comprend par ses enchaînements, pas par ses morceaux. La page dit que les premiers chapitres présentent des carrés magiques et des combinaisons de nombres et de lettres, et que l’ensemble est une compilation de plusieurs auteurs. Un passage isolé ne te montre ni ce qui le précède, ni ce qui le suit.

Voici ce que tu gagnes à lire le texte en entier :

  • Le contexte. Tu vois de quel chapitre vient chaque passage ;
  • Les mises en garde. Elles se trouvent souvent ailleurs que dans l’extrait qui circule ;
  • Le vocabulaire. Un terme technique s’éclaire quand il revient plusieurs fois ;
  • Ta propre opinion. Tu juges le livre sur pièces, pas sur la réputation que d’autres lui font.

Je ne dis pas que cette lecture te donnera des réponses toutes faites. Elle te donne seulement une base honnête pour discuter avec une personne compétente de ta tradition, si une question te préoccupe.

Comment te méfier des extraits qui circulent sur les réseaux ?

En te posant trois questions avant de croire un extrait. D’où vient-il, de quelle édition, et qui l’a traduit ? Si personne ne peut te répondre, tu ne peux pas savoir ce que tu lis.

Voici les signaux qui devraient te faire hésiter :

  1. Aucune source. Pas de nom de livre, d’édition ni de chapitre ;
  2. Une promesse. Un extrait présenté comme garantissant un résultat ;
  3. Un titre trompeur. Un nom qui ressemble au livre, mais dont le contenu est autre ;
  4. Une pression. Un message qui te presse d’agir immédiatement.

La page de Wikipédia montre d’ailleurs que le même titre peut désigner des textes différents, puisqu’un manuscrit de Damas portant ce nom a, selon elle, un contenu cosmologique et non magique. Un titre ne suffit donc jamais.

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Comment choisir une version fiable quand on lit depuis le Maroc ?

En posant les mêmes cinq questions que partout ailleurs. Les voici :

  1. Quel texte de départ ? Kubra, Sughra ou autre, et quelle édition imprimée ;
  2. Complète comment ? Tous les chapitres, ou seulement une sélection ;
  3. Qui traduit ? Un nom, une démarche, des explications ;
  4. Quelle cohérence ? Un même mot arabe doit être rendu de la même façon ;
  5. Quelles promesses ? Méfie-toi de tout ce qui annonce un résultat sûr.

Ces questions valent pour ma traduction comme pour n’importe quelle autre. Pour approfondir, Shams al Maarif traduction française complète : ce que veut dire « complète » et comment la lire détaille ce que signifie « complète » pour ce livre, et Où acheter Shams al Maarif en français : comment choisir une version fiable sans te tromper donne des critères de comparaison.

Quelles précautions prendre ?

Lire n’engage à aucune pratique, et je te conseille de rester dans la lecture. Voici mes précautions :

  1. Lis avant de croire. Le livre décrit des traditions ; ce que tu en fais t’appartient ;
  2. Ne cherche pas de garantie. Aucune source lue ne démontre qu’un effet est produit ;
  3. Écarte les conseils médicaux. Pour la santé, adresse-toi à un professionnel de santé ;
  4. Demande conseil. Pour toute pratique, consulte une personne compétente de ta tradition, comme un imam ou un maître reconnu près de chez toi ;
  5. Garde un regard critique. Méfie-toi de ceux qui te promettent la richesse, l’amour ou la protection.

Je répète ce dernier point parce qu’il compte. Les pratiques décrites sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu. Celui qui t’en promet un, que ce soit sur internet ou ailleurs, ne peut pas le tenir.

Pour une lecture sans pratique, Lire Shams al-Maarif sans pratiquer : est-ce possible et comment faire ? te propose une méthode pas à pas.

En résumé

Depuis le Maroc, tu peux consulter la traduction française du Shams al-Maarif présentée dans un pack, sur une page accessible depuis un téléphone. Selon Wikipédia, l’arabe et l’amazigh sont les langues officielles, l’islam représente plus de 99 % de la population, et le livre est discuté : texte composite, attribution contestée, interdictions.

Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu. Compare, lis, puis décide à ton rythme.

Je suis maître marabout, avec plusieurs années d’expérience. J’ai pratiqué ces secrets pour moi-même et pour d’autres personnes, et je les ai transmis à des gens qui en ont été satisfaits. Mais le résultat vient de Dieu : tu peux ne pas en obtenir, comme moi ou comme d’autres.

Ce que tu lis ici est un aperçu : les secrets complets sont dans Le Grand Livre des Secrets Mystiques.

Sources : article « Shams al-Ma’arif » sur Wikipédia (en anglais), article « Morocco » sur Wikipédia (en anglais).

Questions fréquentes

Peut-on lire le Shams al-Maarif en français au Maroc ?

Oui, en consultant la traduction française que j’ai faite, présentée dans un pack sur une page accessible par les liens de cet article.

Pourquoi lire ce livre en français ?

Parce que la page du livre ne mentionne aucune traduction française, et que la page sur le Maroc classe le français parmi les langues étrangères sans préciser son statut.

Le livre est-il accepté par tous les musulmans ?

Non. Selon la page, il a été critiqué et interdit dans plusieurs contextes, tandis que certains ordres soufis y reconnaissent une valeur spirituelle potentielle.

Le livre garantit-il un résultat ?

Non. Ce sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu.

Rédigé par Secret mystique

Je publie sous le pseudonyme Secret mystique. J'ai traduit le Shams al-Maʿārif en français, et ce travail de traduction est le point de départ de ce site. J'y raconte ce que disent les sources que j'ai lues, j'indique ce qu'elles ne disent pas, et je ne prétends pas détenir une autorité religieuse ou savante. Pour toute question de pratique, adresse-toi à une personne compétente de ta tradition.