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Shams al-Maʿārif

Livre de magie arabe en français : grimoires, vrais titres et pièges à éviter avant de choisir

Par Secret mystiquePublié le Mis à jour le 10 min de lecture
livre de magie arabe en français Couverture de l'article

Un livre de magie arabe en français est un grimoire d’origine arabe ou islamique, traduit pour un lecteur francophone. Avant de le choisir, vérifie le vrai titre, le traducteur et l’absence de promesses. Ce sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu.

Cette recherche mélange souvent plusieurs demandes : un titre précis, une curiosité historique, ou l’espoir d’un livre qui « marche ». Je les sépare, et je m’appuie sur les pages de Wikipédia consacrées aux grimoires, à la magie en islam et au Shams al-Maarif, lues en anglais, en signalant ce qu’elles ne disent pas.

Je suis maître marabout et je propose aussi ce livre sur ce site : les secrets dont je parle s’y trouvent. Je ne te dis pas que c’est le seul livre qui compte, et je ne promets aucun effet.

Les secrets de ce sujet sont dans Le Grand Livre des Secrets Mystiques : découvre-le ici.

Qu’est-ce qu’un grimoire, d’après les sources ?

Un manuel de magie, d’après la page « Grimoire » de Wikipédia. Elle précise qu’il décrit la fabrication d’objets magiques comme les talismans et les amulettes, des sorts, des rituels et des divinations, ainsi que l’invocation d’entités surnaturelles. Elle ajoute que tous les livres de magie ne sont pas forcément des grimoires.

Voici trois repères que la page donne :

  • Un mot français, à l’origine. L’étymologie la plus courante renvoie à l’ancien français grammaire, qui désignait d’abord les livres écrits en latin, mais la page dit aussi que l’étymologie est incertaine ;
  • Une entrée tardive dans d’autres langues. Le mot entre en anglais au XIXe siècle, après la publication de The Magus de Francis Barrett en 1801 ;
  • Des attributions fréquemment fausses. La page cite de nombreux grimoires attribués à Salomon, Moïse, Aristote ou Ptolémée, ce qui relève de la pseudépigraphie.

Cela invite à une règle simple : le nom d’un grand auteur sur la couverture ne prouve rien sur l’origine du texte.

Quels grimoires arabes les sources citent-elles ?

Très peu, et sans détail. La page « Grimoire » mentionne le Ghāyat al-Ḥakīm, un grimoire arabe d’astromagie du Xe siècle, traduit en latin et connu en Europe au XIIIe siècle sous le nom de Picatrix. Elle cite aussi le Shams al-Maarif, le Kitāb al-nawāmīs et le Kitāb al-Kanūz, mais seulement dans une liste finale, sans description.

Voici ce que cela veut dire :

  1. Une liste n’est pas une description. La page nomme ces titres, elle n’en donne ni le contenu ni la date ;
  2. Un seul cas est documenté. Seul le Picatrix a un parcours de traduction décrit, de l’arabe au latin ;
  3. D’autres titres sont absents. La page ne mentionne pas le Kitāb al-Bulhān, par exemple ;
  4. Une prudence nécessaire. Parler de « la » magie arabe comme d’un bloc, c’est déjà simplifier.

Pour le Picatrix, Picatrix : origine, auteur débattu et contenu du livre donne des repères, et Shams al-Maarif ou Picatrix : lequel lire et pourquoi ? compare les deux.

Obtiens Le Grand Livre des Secrets Mystiques et pratique ces secrets toi-même.

Que dit la page sur la magie en islam ?

Que le mot lui-même est discuté. D’après la page « Islam and magic » de Wikipédia, le mot traduit par « magie » dans le Coran est siḥr, dont le sens varie : sorcellerie ou magie noire dans le Coran, magie de spectacle en arabe moderne selon Adam Silverstein. Toufic Fahd distingue la magie noire, ʿilm as-siḥr, de la magie blanche ou naturelle, ʿilm al-ḥiyal wa-ash-shaʾwadhah.

La page rapporte aussi des positions de savants :

  • Licite et illicite. Selon Tobias Nünlist, les auteurs distinguent surtout magie licite et illicite, et la magie de guérison est tolérée tant qu’elle n’implique pas le shirk ;
  • Des avis opposés sur l’effet. Certains, comme des mutazilites, y voient une illusion, et al-Jaṣṣāṣ une escroquerie ;
  • Des distinctions entre miracle et sihr. Ṭabarī, Ibn al-Nadīm et Ibn Khaldūn séparent les miracles des saints du sihr, jugé illicite ;
  • Une rigueur moderne. La page cite Muḥammad ibn ʿAbd al-Wahhāb et al-Albānī parmi les voix les plus sévères.

Pour approfondir, Sihr en islam : magie, miracle et débats des savants rassemble ces avis. Si ta question est religieuse, adresse-toi à une personne compétente de ta tradition, car ce site n’est pas une autorité.

Que contient en général un livre de « magie arabe » ?

Des éléments variés, d’après la page « Islam and magic », et ils ne se résument pas à des « sorts ». Elle décrit des talismans qui contiennent souvent un des 99 noms de Dieu, des noms d’anges ou de prophètes, des versets coraniques ou des invocations, comme « a supercharged prayer ».

Elle mentionne aussi des carrés magiques, ou wafq :

  1. Le carré 3 × 3. Sa somme vaut 15, et il est associé aux quatre archanges ;
  2. Les carrés 6 × 6. Ils sont attestés dès la fin du Xe siècle, mais entrés dans le vocabulaire magique au XIIIe ;
  3. Les chemises talismaniques. Celles qui sont conservées datent du XVe siècle ;
  4. Un interdit rappelé. Presque tous les savants permettent les talismans qui invoquent Dieu, et il est interdit de s’adresser aux djinns ou aux démons.

Pour le carré magique, Carré magique arabe (wafq) : origine, mathématiciens et usages dans le monde islamique en donne la structure sans formule. Pour les 99 noms, Asma ul Husna et Shams al Maarif : les 99 noms de Dieu, ce que disent les sources et ce qu’elles ne disent pas précise le lien avec le livre.

Et le Shams al-Maarif dans tout cela ?

D’après la page de Wikipédia sur le livre, c’est un grimoire attribué à Ahmad al-Būnī, dont l’attribution est discutée. Les premiers chapitres introduisent les carrés magiques et les combinaisons de nombres et de lettres, et la Kubra regroupe plusieurs auteurs, dont al-Bisṭāmī.

La page ajoute des repères qui comptent pour le choix d’une version :

  • Deux volumes aujourd’hui. La Kubra et la Sughra, alors que trois volumes indépendants circulaient avant l’imprimerie ;
  • Une impression moderne en 1985. À Beyrouth, suivie d’une interdiction en Arabie saoudite dont la page ne donne pas la date ;
  • Un titre ambigu. Un manuscrit de Damas portant ce nom a, selon la page, un contenu cosmologique et non magique ;
  • Aucune traduction française citée. La page n’en mentionne pas, ce qui ne prouve pas qu’il n’en existe aucune.

Découvre les secrets des marabouts et des érudits africains, expliqués dans Le Grand Livre des Secrets Mystiques.

Pourquoi chercher un livre de magie arabe en français ?

Pour le comprendre sans dépendre d’un extrait. Beaucoup de lecteurs ne lisent pas l’arabe, et les passages qui circulent n’ont souvent ni source ni édition. Une traduction suivie permet de lire un chapitre dans son contexte, avec ses mises en garde.

Il y a aussi un coût, que je reconnais. Shams al Maarif français intégral : lire un texte arabe en français, ce que l’on gagne et ce que l’on perd explique ce qu’une traduction peut perdre : des nuances, des jeux de lettres, des termes techniques.

Quelles questions poser avant de choisir ?

Les mêmes que pour toute version, avec quelques précisions propres aux grimoires. Voici celles que je te conseille :

  1. Quel est le vrai titre, et quel auteur est cité ? Une attribution à un grand nom est souvent discutée ;
  2. Quel texte de départ ? Quelle édition, quel manuscrit, quel volume ;
  3. La traduction est-elle complète ? Demande ce que « complète » veut dire ;
  4. Qui a traduit, et comment ? Un nom, une démarche, des explications ;
  5. Les termes techniques sont-ils expliqués ? Un même mot arabe doit être rendu de la même façon ;
  6. Que promet la présentation ? Méfie-toi de tout ce qui annonce un résultat.

Pour approfondir, Shams al Maarif acheter : comment choisir une version complète et fiable ? et Shams al Maarif traduction française complète : ce que veut dire « complète » et comment la lire détaillent ces critères.

Comment repérer un faux grimoire ou une promesse creuse ?

Par des signes simples, jamais par une certitude. Les voici :

  • Un grand nom sans preuve. La page « Grimoire » rappelle que beaucoup de grimoires sont faussement attribués ;
  • Un titre qui ressemble au vrai. Le même nom peut recouvrir un autre texte, comme le manuscrit de Damas ;
  • Une promesse de résultat. Aucune des pages lues ne démontre un effet ;
  • Aucune source ni édition. Tu ne peux rien comparer ;
  • Une pression pour acheter. Un message qui te presse d’agir tout de suite.

Ces signes valent pour tous les vendeurs, y compris moi. Je préfère que tu me les appliques que de me croire sur parole.

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Que ne disent pas ces pages ?

Plusieurs choses. La page « Grimoire » ne décrit ni le Shams al-Maarif, ni le Kitāb al-nawāmīs, ni le Kitāb al-Kanūz, et ne donne ni le nom de l’auteur arabe du Ghāyat al-Ḥakīm ni la date exacte de sa traduction latine. La page « Islam and magic » ne donne pas de statistiques sur l’usage réel de ces textes. La page du livre ne cite aucune traduction française.

Elles contiennent aussi des incohérences : la page « Grimoire » dit que l’étymologie de « grimoire » est la plus communément admise, puis qu’elle est incertaine, et porte des mentions « source douteuse », « when? » et « which? ». Je les signale pour que tu lises ces pages comme des repères, pas comme des vérités fermes.

Quelles précautions prendre ?

Lire n’engage à aucune pratique, et je te conseille de rester dans la lecture. Voici mes précautions :

  1. Lis avant de croire. Le livre décrit des traditions ; ce que tu en fais t’appartient ;
  2. Ne cherche pas de garantie. Aucune source lue ne démontre qu’un effet est produit ;
  3. Écarte les conseils médicaux. Pour la santé, adresse-toi à un professionnel de santé ;
  4. Demande conseil. Pour toute pratique, consulte une personne compétente de ta tradition ;
  5. Garde un regard critique. Méfie-toi de ceux qui te promettent la richesse, l’amour ou la protection.

Les pratiques décrites sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu. Pour une lecture sans pratique, Lire Shams al-Maarif sans pratiquer : est-ce possible et comment faire ? propose une méthode.

En résumé

« Magie arabe » désigne des textes variés, et même le mot « magie » est discuté dans les sources. Selon les pages de Wikipédia lues, un grimoire est un manuel de magie, le Picatrix a un parcours de traduction documenté, et le Shams al-Maarif est un grimoire discuté, attribué à al-Būnī.

Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu. Pose tes questions, compare, puis décide à ton rythme.

Je suis maître marabout, avec plusieurs années d’expérience. J’ai pratiqué ces secrets pour moi-même et pour d’autres personnes, et je les ai transmis à des gens qui en ont été satisfaits. Mais le résultat vient de Dieu : tu peux ne pas en obtenir, comme moi ou comme d’autres.

Ce que tu lis ici est un aperçu : les secrets complets sont dans Le Grand Livre des Secrets Mystiques.

Sources : article « Shams al-Ma’arif » sur Wikipédia (en anglais), article « Grimoire » sur Wikipédia (en anglais), article « Islam and magic » sur Wikipédia (en anglais).

Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un livre de magie arabe ?

Un grimoire d’origine arabe ou islamique. Selon la page « Grimoire », c’est un manuel de magie décrivant talismans, sorts, rituels et divinations, mais tous les livres de magie ne sont pas des grimoires.

Quels grimoires arabes sont cités par les sources ?

La page « Grimoire » cite le Ghāyat al-Ḥakīm, connu en Europe sous le nom de Picatrix, et nomme aussi le Shams al-Maarif, sans les décrire.

La magie est-elle permise en islam ?

Les savants divergent. Selon la page « Islam and magic », beaucoup distinguent une magie licite et une magie illicite, d’autres la jugent illusoire ou très grave.

Un livre de ce genre garantit-il un résultat ?

Non. Ce sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu.

Rédigé par Secret mystique

Je publie sous le pseudonyme Secret mystique. J'ai traduit le Shams al-Maʿārif en français, et ce travail de traduction est le point de départ de ce site. J'y raconte ce que disent les sources que j'ai lues, j'indique ce qu'elles ne disent pas, et je ne prétends pas détenir une autorité religieuse ou savante. Pour toute question de pratique, adresse-toi à une personne compétente de ta tradition.