Un livre de sciences mystiques en français est un ouvrage qui traite de savoirs dits cachés, comme les lettres, les nombres ou les talismans, dans une langue que l’on lit sans effort. Avant de le choisir, vérifie le texte de départ, le traducteur et les promesses affichées. Ce sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu.
L’expression « sciences mystiques » est large, et elle attire des lecteurs très différents : des curieux, des étudiants, des personnes qui cherchent un texte précis. Elle sert aussi d’étiquette à des livres de qualité inégale. Je t’aide ici à t’y retrouver, avec les pages de Wikipédia consacrées à l’occulte, à l’ésotérisme et au Shams al-Maarif, lues en anglais.
Je suis maître marabout et je propose aussi ce livre sur ce site : les secrets dont je parle s’y trouvent. Je ne prétends pas que ce livre soit le seul qui compte, et je signale ce que les pages ne disent pas.
Les secrets de ce sujet sont dans Le Grand Livre des Secrets Mystiques : découvre-le ici.
Que recouvre l’expression « sciences mystiques » ?
Elle n’a pas de définition unique, d’après les pages lues. La page de Wikipédia sur l’occulte définit l’occulte comme des croyances et pratiques ésotériques ou surnaturelles, généralement en dehors de la religion organisée et de la science, comme la magie et le mysticisme. Elle précise que, dans l’usage courant, l’occulte désigne la « connaissance du paranormal », opposée à la « connaissance du mesurable ».
Je retiens trois choses de cette page :
- Un mot ancien, un usage récent. Le premier emploi connu d’« occultisme » date de 1842, d’après la page, et le terme se répand avec Éliphas Lévi en 1856 ;
- Des « sciences occultes » au XVIe siècle. L’expression désigne alors l’astrologie, l’alchimie et la magie naturelle, parfois accompagnées de divination ;
- Une polémique ensuite. Au siècle des Lumières, l’expression devient une arme contre la science.
L’expression « sciences mystiques » n’est donc pas un domaine défini, mais un regroupement. Quand un livre se présente ainsi, demande-toi ce qu’il regroupe vraiment.
En quoi « mystique », « occulte » et « ésotérique » diffèrent-ils ?
Pas de façon nette, et les spécialistes eux-mêmes en débattent. La page sur l’occulte rappelle que les mots « ésotérique » et « arcane » ont d’autres sens sans rapport avec le surnaturel. Elle mentionne une distinction ancienne entre occultisme (les pratiques) et ésotérisme (les systèmes de croyance), abandonnée ensuite par la plupart des spécialistes.
La page sur l’ésotérisme occidental donne d’autres repères :
- L’origine du mot. L’adjectif grec esôterikós, « qui appartient à un cercle intérieur », apparaît au IIe siècle chez Lucien ;
- Un débat sur la définition. Trois approches s’opposent : une tradition intérieure universelle, un monde « enchanté » opposé au désenchantement scientifique, et un « rebut » de la connaissance selon Hanegraaff ;
- Des courants rattachés. Hermétisme, kabbale, alchimie, avec l’astrologie citée seulement comme exemple de « correspondances » ;
- Un point sur l’islam. La page ne le traite pas en tant que tel, et le cite surtout comme voie de transmission de savoirs.
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Et dans la tradition islamique ?
Les pages lues en disent peu, et je ne comble pas leurs silences. La page sur l’occulte ne mentionne pas l’islam. La page sur l’ésotérisme occidental ne présente ni soufisme ni autre courant ésotérique islamique, et note seulement que des orientalistes ont identifié des savoirs ésotériques dans des textes persans et arabes.
Pour la tradition islamique elle-même, d’autres articles de ce site s’appuient sur d’autres pages. Science des lettres en islam : qu’est-ce que l’ʿilm al-ḥurūf ? présente la science des lettres, et Qu’est-ce que le soufisme ? Définition, origines et grands ordres en donne le cadre. Astrologie en islam : origines, savants et débat sur sa légitimité montre que ces savoirs furent discutés dès l’époque médiévale.
Je veux te faire sentir la prudence nécessaire : parler de « sciences mystiques arabes » sans préciser lesquelles, c’est déjà simplifier.
Où se place le Shams al-Maarif dans ce paysage ?
D’après la page de Wikipédia sur le livre, le Shams al-Maarif est un grimoire attribué à Ahmad al-Būnī, dont l’attribution est discutée, et la page le présente aussi comme un manuel pour atteindre une spiritualité ésotérique. Les premiers chapitres introduisent les carrés magiques et les combinaisons de nombres et de lettres.
Voici ce que la page ajoute sur son statut :
- Un texte composite. La Kubra regroupe plusieurs auteurs, dont al-Bisṭāmī ;
- Un texte discuté. Ibn Taymiyya l’a critiqué, et l’Arabie saoudite l’a interdit après son impression à Beyrouth en 1985 ;
- Un texte lu avec intérêt par certains. Des ordres soufis, comme la Naqshbandi-Haqqani, lui reconnaissent une valeur spirituelle potentielle, à condition de le comprendre ;
- Un titre ambigu. Un manuscrit de Damas portant ce nom a, selon la page, un contenu cosmologique et non magique.
La page ne donne ni le nombre de pages ni le nombre exact de chapitres, et elle ne cite aucune traduction française. Pour l’histoire du texte, Shams al Maarif histoire : d’al-Būnī aux éditions imprimées, repères et incertitudes donne les repères avec leurs contradictions.
D’autres livres relèvent-ils du même univers ?
Oui, et la comparaison éclaire. Un autre article de ce site, Picatrix : origine, auteur débattu et contenu du livre, présente un grimoire médiéval d’origine débattue. Un autre, Shams al-Maarif ou Picatrix : lequel lire et pourquoi ?, les met en regard.
Je ne dis pas qu’un livre vaut mieux qu’un autre. Je dis que « livre de sciences mystiques » est une catégorie de librairie, pas un genre fixé. Chaque titre a son histoire, ses auteurs et ses incertitudes.
Pour la figure d’Hermès, souvent associée à ces savoirs, Hermès Trismégiste : identité, Hermetica et lien avec Idris donne des repères. La page sur l’ésotérisme occidental cite d’ailleurs l’hermétisme comme école égyptienne hellénistique liée à Hermès Trismégiste, avec des textes des IIe et IIIe siècles.
Pourquoi chercher ces livres en français ?
Pour les comprendre sans dépendre d’un extrait. Beaucoup de lecteurs ne lisent pas l’arabe, et les textes circulent par morceaux, souvent sans source. Une traduction suivie permet de lire un chapitre dans son contexte, avec ses mises en garde et son vocabulaire.
Cela a aussi un coût, et je le dis honnêtement. Shams al Maarif français intégral : lire un texte arabe en français, ce que l’on gagne et ce que l’on perd détaille ce qu’une traduction peut perdre : des nuances, des jeux de lettres, des termes techniques. Une bonne traduction explique ses choix, elle ne les cache pas.
Voici ce que j’attends d’un livre de ce genre en français :
- Un texte de départ identifié. Quelle édition, quel volume ;
- Un traducteur nommé. Quelqu’un qui répond de son travail ;
- Des termes expliqués. Un mot arabe rendu de la même façon partout ;
- Aucune promesse. Aucun résultat annoncé comme sûr.
Quelles questions poser avant de choisir ?
Les mêmes que pour toute version, avec quelques précisions propres à ces livres. Voici celles que je te conseille :
- Quel est le titre exact, et de quel auteur ? Un titre ressemblant peut cacher un autre texte ;
- Quelle édition sert de base ? Une réponse vague est un mauvais signe ;
- Le texte est-il complet ? Demande ce que « complet » veut dire ;
- Y a-t-il des explications ? Notes, glossaire, mises en garde ;
- Que promet la page de présentation ? Méfie-toi de tout ce qui annonce un résultat ;
- Que disent les savants ? Un livre discuté mérite d’être lu en connaissance de cause.
Pour approfondir ces critères, Shams al Maarif acheter : comment choisir une version complète et fiable ? et Où acheter Shams al Maarif en français : comment choisir une version fiable sans te tromper les détaillent.
Comment repérer un livre qui exagère ?
Par des signes simples, jamais par une certitude. Les voici :
- Une promesse de résultat. Richesse, amour, protection assurés : aucune des pages lues ne démontre un effet ;
- Un « secret » vendu comme unique. La page sur l’ésotérisme rappelle que même les spécialistes débattent de ce que « caché » veut dire ;
- Aucune source. Ni édition, ni auteur identifiable ;
- Une pression. Un message qui te presse d’acheter tout de suite ;
- Un auteur invoqué sans preuve. L’attribution à un grand nom est souvent discutée, comme pour al-Būnī.
Ces signes valent pour tous les vendeurs, y compris moi. Je préfère que tu me les appliques que de me croire sur parole.
Que ne disent pas ces pages ?
Plusieurs choses importantes. La page sur l’occulte ne traite pas des traditions islamiques et ne développe pas l’usage médiéval du mot. La page sur l’ésotérisme ne tranche pas sa propre définition, et porte un bandeau demandant une révision par un expert en religion en août 2024. La page du livre ne donne ni traduction française ni plan détaillé.
Elles contiennent aussi des incohérences : la date d’apparition du terme « occultisme » diffère selon les passages, et la page sur l’ésotérisme situe la constitution de la catégorie tantôt à la fin du XVIIe siècle, tantôt à la fin du XVIIIe. Je les signale pour que tu lises ces pages comme des repères, pas comme des vérités fermes.
Obtiens Le Grand Livre des Secrets Mystiques et pratique ces secrets toi-même.
Quelles précautions prendre ?
Lire n’engage à aucune pratique, et je te conseille de rester dans la lecture. Voici mes précautions :
- Lis avant de croire. Le livre décrit des traditions ; ce que tu en fais t’appartient ;
- Ne cherche pas de garantie. Aucune source lue ne démontre qu’un effet est produit ;
- Écarte les conseils médicaux. Pour la santé, adresse-toi à un professionnel de santé ;
- Demande conseil. Pour toute pratique, consulte une personne compétente de ta tradition ;
- Garde un regard critique. Méfie-toi de ceux qui te promettent la richesse, l’amour ou la protection.
Les pratiques décrites sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu. Pour une lecture sans pratique, Lire Shams al-Maarif sans pratiquer : est-ce possible et comment faire ? propose une méthode.
En résumé
« Sciences mystiques » est une étiquette large, pas un domaine défini. Selon les pages de Wikipédia lues, l’occulte regroupe des savoirs situés en dehors de la religion organisée et de la science, l’ésotérisme reste difficile à définir, et le Shams al-Maarif est un grimoire discuté, attribué à al-Būnī.
Ce sont des pratiques de tradition quand on leur attribue des usages, et le résultat vient de Dieu. Pose tes questions, compare, puis décide à ton rythme.
Je suis maître marabout, avec plusieurs années d’expérience. J’ai pratiqué ces secrets pour moi-même et pour d’autres personnes, et je les ai transmis à des gens qui en ont été satisfaits. Mais le résultat vient de Dieu : tu peux ne pas en obtenir, comme moi ou comme d’autres.
Sources : article « Shams al-Ma’arif » sur Wikipédia (en anglais), article « Occult » sur Wikipédia (en anglais), article « Western esotericism » sur Wikipédia (en anglais).
Questions fréquentes
Que sont les sciences mystiques ?
Une étiquette large. Selon la page de Wikipédia sur l’occulte, elle recouvre des croyances et pratiques ésotériques ou surnaturelles situées en dehors de la religion organisée et de la science.
Existe-t-il des livres de sciences mystiques en français ?
Oui, de qualité inégale. Vérifie le texte de départ, le traducteur, la complétude et l’absence de promesses.
Le Shams al-Maarif est-il un livre de sciences mystiques ?
La page de Wikipédia le décrit comme un grimoire attribué à al-Būnī, aussi présenté comme un manuel pour atteindre une spiritualité ésotérique. Son attribution est discutée.
Un livre de ce genre garantit-il un résultat ?
Non. Ce sont des pratiques de tradition, et le résultat vient de Dieu.


